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Lundi 13 Novembre 2017 - 10:06

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Dans le même temps où les autorités de notre pays s’emploient à restaurer les finances publiques, à mettre de l’ordre dans l’appareil d’Etat, à relancer la croissance, elles devraient, nous semble-t-il, envoyer des signaux forts à  celles et ceux qui détournent d’une manière ou d’une autre l’argent public. Outre le fait qu’elles rassureraient, ce faisant, la société civile qui vit de plus en plus mal le non règlement immédiat des salaires et des pensions, elles provoqueraient un choc dans les milieux concernés qui se traduirait vite, très vite sans doute, par un arrêt des actions illégales qui contribuent pour une large part à la baisse des recettes de l’Etat.

Entendons-nous bien : il ne s’agit pas ici de taper du poing sur la table de façon spectaculaire en faisant seulement un ou deux exemples, mais de mettre en place des dispositifs légaux qui garantissent que l’argent public est bien employé, que les marchés passés par l’Etat ne conduisent pas à l’enrichissement de quelques- uns, que les investissements décidés à juste titre par les autorités nationales et locales se traduisent effectivement par une amélioration de la vie quotidienne des citoyens. S’inscrivant dans le programme dit « de rupture » sur lequel le président de la République, Denis Sassou N’Guesso, s’est fait élire il y a un an, une telle action serait perçue par la communauté nationale dans son ensemble, mais aussi par la communauté internationale comme la garantie que les promesses annoncées seront tenues.

Ce que les citoyens congolais attendent aujourd’hui du Premier ministre et de son gouvernement, c’est bien qu’ils traduisent en actes les engagements pris par la plus haute autorité de l’Etat, engagements qui  sont en quelque sorte les fondations de la Nouvelle République. Si la nouvelle équipe ne se mobilise pas dans ce sens et n’envoie pas des signaux forts à ceux qui détournent directement ou indirectement l’argent public, l’on peut être certain que la plus haute autorité de l’Etat mettra elle-même de l’ordre dans la gouvernance publique.

Ajoutons, pour faire bonne mesure, que les institutions comme le Fonds monétaire international tireront de telles actions la conclusion que le Congo  franchira vite les obstacles élevés sur sa route par la chute brutale des cours du pétrole. Et  que cela les conduira à conclure avec nous les accords de long terme qui permettront de résoudre les problèmes auxquels nous sommes présentement confrontés.

 

 

Les Dépêches de Brazzaville

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