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Fête

Dimanche 6 Août 2017 - 16:28

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Alors qu'approche la Fête nationale qui verra le peuple congolais célébrer le cinquante septième anniversaire de son accession à l'indépendance, il n'est pas inutile de souligner le climat très particulier dans lequel se déroulera, à Brazzaville, ce grand évènement : très particulier parce que la Nouvelle République vient tout juste d'achever la mise en place de ses nouvelles institutions ; très particulier parce que notre pays s'est ainsi doté d'une gouvernance publique bien adaptée aux exigences du temps présent qui lui permettra d'en relever les multiples défis ; très particulier parce qu'il est, de tous les pays de l'immense Bassin du Congo, le plus stable, le plus sûr, donc le mieux placé pour aider à résoudre les problèmes auxquels celui-ci se trouve confronté.

À quelques jours de ce 15 août 2017 qui verra les différents corps de la force publique, puis de nombreux acteurs de la société civile défiler en plein cœur de Brazzaville dans un climat festif, détendu, apaisé il convient de souligner le fait qu'une fois de plus le Congo a su résoudre, seul et sans l'aide de  quiconque, les problèmes que posait la modernisation de son régime politique. Certes une partie du département du Pool, une nouvelle fois agressé par les milices de celui qui se fait appeler "Pasteur Ntoumi", n'a pas encore retrouvé le calme, mais tout indique aujourd'hui que le temps est proche où ses habitants pourront à nouveau y vivre dans la paix,  y retrouver leurs foyers, y élire leurs députés sans contrainte, bref reprendre la marche vers le progrès engagée au sortir des guerres civiles de 1997 et 1998.  Il revient donc à chacun de nous de faire en sorte que la  Fête nationale marque avec force, cette année plus encore que les années précédentes,  la volonté du peuple congolais de préserver l'unité qui lui a permis de résoudre un à un les problèmes apparemment insolubles auxquels il se trouvait confronté.

Qu'il nous soit permis, dans ce contexte, de suggérer aux acteurs politiques, à tous les acteurs politiques sans exception, de  faire taire pour un temps leurs différends et de manifester leur attachement à la République qui vient d'achever sa mutation. Ils enverront, ce faisant, un message fort, rassurant, à la communauté internationale qui se pose aujourd'hui de sérieuses questions sur l'avenir de cette partie du monde en raison des troubles qui agitent notamment la Centrafrique et la République démocratique du Congo.

 

 

Les Dépêches de Brazzaville

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