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Mercredi 28 Novembre 2018 - 11:42

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Le yo-yo qui marque ces derniers temps l'évolution des cours de l'or noir sur les marchés mondiaux n'a rien de vraiment surprenant étant donné la guerre, non déclarée mais bien réelle, que se livrent sur ce terrain hautement stratégique l'Iran, les Etats-Unis, les pays du golfe Persique. Même si nombre d'observateurs qualifiés de la scène pétrolière mondiale le jugent temporaire et prédisent le maintien durable du prix du baril à la hauteur de 80-90 dollars US, ce va-et-vient constant doit être pris en compte.

Pris en compte, c'est-à-dire intégré dans les calculs des pays comme le nôtre qui tirent de l'or noir l'essentiel de leurs ressources publiques. Avec, comme principe fondamental, de ne pas fonder la relance de leur économie, durement frappée par l'effondrement brutal des cours du pétrole, sur des hypothèses de hausse qui pourraient se révéler demain erronées. Autrement dit et pour être tout à fait clair sur ce sujet sensible, prendre comme base de calcul des rentrées à venir un prix du baril oscillant entre 60 et 70 dollars US.

Une telle prudence dans l'analyse des mouvements à venir est d'autant plus nécessaire que le Congo s'est engagé dans une remise en ordre de sa gouvernance, une réduction de ses dépenses publiques, une diversification de son économie qui lui permettront demain de ne plus fonder sa croissance, son développement durable sur ses seules ressources pétrolières. Autant de réformes fondamentales qui briseront le carcan dans lequel il s'est trouvé enfermé au lendemain de son indépendance.

Miser sur un cours raisonnable du pétrole sur les marchés mondiaux et le traduire en termes concrets dans la politique économique des décennies à venir ne peut avoir que des effets positifs pour la nation congolaise tout entière. Sans doute une telle prudence ne règlera pas d'un coup de baguette magique les problèmes auxquels nous sommes présentement confrontés, mais elle nous protègera contre les illusions, les rêves qui nous ont fait tant de mal ces dernières années.

Savoir raison garder est plus que jamais la devise à inscrire dans la conduite des affaires publiques. 

 

 

Les Dépêches de Brazzaville

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