Opinion

  • Le fait du jour

Forces vives de la nation...

Samedi 6 Janvier 2018 - 18:01

Abonnez-vous

  • Augmenter
  • Normal

Current Size: 100%

Version imprimableEnvoyer par courriel


Après les diplomates, jeudi 4 janvier, le tour revenait vendredi et samedi aux corps constitués nationaux et aux forces vives de la nation de rencontrer le président de la République et son épouse pour le traditionnel échange de vœux à l’occasion du Nouvel An 2018. Par forces vives de la nation, la préséance protocolaire conceptualise un tableau regroupant partis politiques, organisations non-gouvernementales, confessions religieuses, Conseil national des sages et sociétés savantes, mais aussi les anciens dirigeants. Appelons tout cela peut-être « société civile ».

Les usages ont sensiblement évolué à ce niveau que les membres des institutions publiques et ceux de la société civile sont désormais reçus séparément par le couple présidentiel en deux audiences distinctes. Celle des corps constitués nationaux organisée dans la salle des ambassadeurs du Palais du peuple n’a pas donné droit à un échange de déclaration comme chez les diplomates la veille. Elle est néanmoins un moment de communion durant lequel, le président de la République et les responsables des institutions publiques se passent des messages, voire des consignes par-delà des poignées de main avenantes.

L’audience de la société civile s’est déroulée dans les jardins verdoyants du Palais du peuple. Quand, en effet, les invités, immobilisés auparavant pour l’exécution de l’hymne national finissent de prêter l’oreille au chef de l’Etat à leur porte-parole, ils passent à la collation. Gaiement ! On a l’impression, en tout cas, que l’échantillon représentatif de la société civile prend d’assaut le siège officiel des institutions de la République, qu’il se sent honoré de fouler le sol d’un endroit mythique d’où se décide l’avenir de la nation. La cérémonie décline le côté « proximité avec le peuple » de la fonction présidentielle. Le millier de personnes reçu samedi ne le démentira pas.  

Par ces temps de turbulences économiques, gageons que 2018 ouvrira pour le Congo les perspectives d’un apaisement durable, car ainsi serions-nous en paix, ainsi pourrions-nous ensemble nous attaquer aux maux qui minent la bonne marche de notre pays. De ces maux, la corruption a, semble-t-il, fait des vieux os dans l’administration publique. Pourrait-elle certainement être combattue par la justice montrée du doigt, qui s’apprête à l’occasion de la tenue de son conseil, d’étaler ses dysfonctionnements sur la place publique, et les causes profondes qui l’y ont entraînée.

Quand tous les torts portant sur l’absence de justice, donc des règles de droit seront réparés, l’occasion viendra de s’interroger sur les moyens dont disposera l’administration publique pour combattre l’absentéisme et le laxisme. Sans doute la sanction, si proche de la justice elle aussi. Le président de la République et le représentant de la société civile sont encore revenus longuement sur cette bataille relative à la restauration de l’autorité de l’Etat appelée à s’engager sans attendre.

Gankama N'Siah

Edition: 

Édition Quotidienne (DB)

Notification: 

Non

Le fait du jour : les derniers articles
▶ 10/12/2018 | Les deux Congo et le sport
▶ 3/12/2018 | Bientôt les fêtes
▶ 24/11/2018 | Choses d'autrui
▶ 26/11/2018 | Huis clos
▶ 12/11/2018 | Palais du peuple