France : ce que la diaspora attend du nouveau président

Mardi 18 Avril 2017 - 17:59

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Alors que l’issue de la campagne présidentielle demeure incertaine à cinq jours du premier tour, la diaspora s’interroge sur ce que les candidats à l’élection du 7 mai prochain réservent sur la politique africaine. En personne-ressource de lanceurs d’alertes, les binationaux français émettent leurs souhaits.

Ambroise LoembaPour Ambroise Loemba, président du Rice, l’arrivée du nouveau locataire du Palais de l’Elysée devrait être synonyme de l’éclosion de la diversité et de la visibilité de celle-ci dans les différentes couches socio-professionnelle, culturelle, voire politique, en renforçant ou en veillant à l’application effective des lois contre les discriminations.

Chaque année, le Rice et la diaspora organisent des « Rencontres Entrepreneuriales du Rice » pour la réalisation de projets socio-économiques et culturels au Congo. En vue de coopérer avec l’Afrique, il serait hautement souhaitable que la France prévoie des échanges réguliers permettant au continent de progresser sur la base du respect des normes et standards internationaux. « La compétitivité de l’Afrique et l’équilibre des échanges commerciaux seraient une source d’emplois supplémentaires pour les Français », prédit Ambroise Loemba.

 

 

 

 

 

Patrick Gabriel DionPatrick Gabriel Dion, président du PCT-France, professeur d’économie, affirme avoir lu et analysé les programmes des onze candidats à l’élection présidentielle du 23 avril prochain. Il déplore le manque de vision d’entre-eux pour la politique africaine. Son souhait serait de voir un ou une présidente qui renforcerait la dynamique de coopération économique entre la France et le vieux continent. « C’est le gage du maintien de nos échanges, autrement, la France sera détrônée par la Chine », prévient-il.

Homme politique et économiste de formation, il propose à l’Elysée des pistes concrètes. Il pourrait par exemple se prononcer en faveur de l’abandon du Franc CFA et laisser libre cours aux Africains de mettre en place leur propre monnaie « véritable outil de développement économique de l’Afrique », explique-t-il.

« Qu’il ou qu’elle facilite le développement de la formation professionnelle en alternance en Afrique afin de favoriser l’adéquation entre l’offre et la demande du travail » ; « le doublement de l’aide au développement de l’aide actuelle de 0.7, en vue d’orienter celle-ci spécifiquement vers les Petites et moyennes entreprises créatrices d’emplois et de richesses, susceptibles de réduire le fléau du chômage » ; « l’immigration devra être maîtrisée et contrôlée » ; « soutenir les pays qui s’engagent dans la bonne gouvernance » ; « privilégier les voies et moyens de la recherche des solutions diplomatiques et pacifiques des conflits, car, sans la paix, il n’y aura pas d’émergence économique » et enfin, « renforcer la coopération militaire entre la France et l’Afrique pour enrayer le terrorisme ».

Propos recueillis par Marie Alfred Ngoma

Légendes et crédits photo : 

Photo 1 : Ambroise Loemba Photo 2 : Patrick Gabriel Dion

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