Opinion

  • Éditorial

Fripe « griffée »

Dimanche 1 Juillet 2018 - 17:57

Abonnez-vous

  • Augmenter
  • Normal

Current Size: 100%

Version imprimableEnvoyer par courriel


Des personnes élégantes ont fait de leurs luxueux habits le symbole d’une identité en perpétuelle impulsion. Pour combler leur quête de vêtements aux illustres griffes, des filières d’approvisionnement informelles se sont mises en place entre l’Afrique et l’Europe. Si ce constat peut paraître un peu vieux, depuis que le port de la friperie s’est vulgarisé, il est encore visible en ces durs moments de crise où les circuits pour se ravitailler en vêtements de luxe, mais moins coûteux, s’explorent chaque jour.

À la recherche de la fripe « griffée », les allées des « trieurs » dans des marchés de Brazzaville et de Pointe-Noire côtoient un monde bien renseigné. On n’hésite plus à y rester quelques petits moments d’inspection pour explorer, sans embarras, un article qui créerait de la confusion. La Sape, avec son code sacro-saint de demeurer élégant malgré la crise, a finalement résolu un problème : celui d’être beau à tout instant.

Doivent-elles céder aux critiques qui révèlent l’Afrique subsaharienne comme le dépotoir des vêtements de seconde main et d’un commerce abject ? Et si on regardait sous un autre angle ce business dans sa capacité à résoudre à la fois la question de l’emploi des centaines de jeunes congolais désœuvrés et celle de perpétuer une identité vestimentaire au-delà de la morosité des temps qui courent ?

Les Dépêches de Brazzaville

Edition: 

Édition du Samedi (SA)

Notification: 

Non

Éditorial : les derniers articles
▶ 16/11/2018 | Festivals
▶ 14/11/2018 | Responsabilités
▶ 13/11/2018 | Réécriture
▶ 12/11/2018 | Forum
▶ 9/11/2018 | Pivot
▶ 8/11/2018 | Que dire ?
▶ 6/11/2018 | Réparer ?
▶ 6/11/2018 | Itinérance
▶ 3/11/2018 | Calvaire