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Gagne-pain

Samedi 30 Novembre 2019 - 18:00

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S’il est un sujet sur lequel les politiques publiques sont toujours mises à l’épreuve de convaincre par le fait, il concerne l’occupation des jeunes. Qu’il s’agisse de ceux ayant terminé leurs études ou de ceux, certainement plus nombreux qui, pour diverses raisons ne sont pas restés longtemps sur le banc de l’école, tous désirent un jour pouvoir dépendre d’eux-mêmes en trouvant un emploi. Les gouvernements ont affaire, il faut le dire, à une équation difficile à résoudre. C’est pour cette raison qu’il est judicieux de ne pas passer sous silence quelques éclaircies qui apparaissent chez nous malgré la dureté des temps.

La lueur d’espoir, si on peut parler ainsi, vient de la Bouenza où, le 26 novembre, l’inauguration de l’usine de production du cuivre, dans la localité de Mfouati, a été couplée à sa connexion au réseau électrique national. La promesse a été aussi faite par les autorités habilitées de donner le courant à Boko Songho, une autre cité du même département, avant la fin de cette année. Ne sait-on jamais, un peu plus de lumière, cela aide à briser les ténèbres et, bien plus, à entreprendre des activités génératrices de revenus.

Ce qu’il faut retenir de cette double manifestation est qu’elle a apporté des informations qui comblent quelques attentes dans le domaine des embauches en milieu juvénile. Avec mille emplois créés dont soixante-dix pour cent occupés par des Congolais, auxquels il faut ajouter la centaine liée  à la mise en service des lignes électriques mentionnées plus haut, il n’est pas exagéré de dire que la Société de recherche et d’exploitation minière, basée à Mfouati, a redonné espoir à une partie de la jeunesse que le vice de l’oisiveté entraîne souvent dans le grand banditisme.  

Certes, un millier d'emplois dans le cuivre et l’électricité ne résorbent pas le problème du chômage des jeunes dans son entièreté, au regard de la demande toujours croissante parmi cette couche de la population. Cependant, en termes de bouches à nourrir et de familles tirées de la précarité la plus sévère, ce nombre est plus qu’encourageant. Ceci pour dire que s’il tient à son objectif de consolider davantage le partenariat public-privé, le gouvernement a tout à gagner à améliorer le climat des affaires pour mieux s’assurer de la qualité des investissements que le pays attend.

Il est évident que chaque emploi créé représente un bout de chemin parcouru dans la réduction de la pression sociale aux effets souvent imprévisibles.

Les Dépêches de Brazzaville

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