Gestion de la cité : la FBCP alerte sur la tentative de récupération du pouvoir par le FCC

Jeudi 21 Février 2019 - 14:51

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L’ONG craint que la plate-forme politique de l'ancien chef de l'Etat use de sa majorité dans les institutions législatives nationales (Assemblée nationale et Sénat) et provinciales pour reconquérir la gérance de l’Etat à partir du sommet.

Face à la position du Front commun pour le Congo (FCC) qui a la majorité au parlement et dans les assemblées provinciales, la Fondation Bill-Clinton pour la paix (FBCP) a exhorté « la vraie société civile », la « vraie opposition congolaise », l’Union africaine, l’Union européenne, etc., à ne pas faciliter, par une quelconque distraction, la récupération du pouvoir au sommet de l’Etat par cette plate-forme politique.

Dans son communiqué du 20 février, l'ONG de défense des droits de l’homme établie en République démocratique du Congo a appelé à une action pour que le « scénario Denis Sassou N'Guesso avec l'ancien président, Pascal Lissouba, de 1997 ne se reproduise plus en Afrique ».

Pour éviter ce scénario, en effet, la FCB suggère de barrer la route à toutes les tentatives du FCC qui vient de se muer en une « plate-forme politique de gouvernement » visant la reprise du pouvoir au sommet de l’Etat. Elle recommande « à toute l’opposition qui lutte pour le changement et l’État de droit, la société civile, et hommes de bonne volonté à se placer derrière le nouveau président élu démocratiquement, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo », pour éviter au pays la situation de Brazzaville de 1997 qui avait conduit au remplacement du président élu, Pascal Lissouba, par son prédéceseur au terme d'un conflit meurtrier .

Une situation dénoncée par les faits

A travers le pays, des voix s'élèvent également pour dénoncer la relation entre le nouveau pouvoir de Kinshasa et son prédécesseur. « Le comportement de l’ancien président de la République ne donne pas l’impression qu’il n’est plus aux affaires. Son cortège, par exemple, ressemble toujours à celui qu’il avait quand il était encore chef de l’Etat », fait-on remarquer à Kinshasa.

Pour beaucoup, l’ancien chef de l’Etat doit revenir dans la population ou se comporter comme ses pairs sénateurs qui n’ont pas besoin d’un impressionnant cortège pour traverser la ville.

C’est également dans ce sens qu'une certaine opinion attribue au FCC le blocage de la nomination de l’informateur ou du Premier ministre en vue de former le gouvernement et de se mettre au travail, alors que le chef de l’Etat totalise déjà un mois au pouvoir.

Lucien Dianzenza

Légendes et crédits photo : 

Photo: La cérémonie de signature de l'acte de "non trahison" par les membres du FCC

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