Gouvernance : des réformes supplémentaires indispensables pour améliorer le capital humain au Congo

Lundi 28 Janvier 2019 - 19:25

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Pour éliminer l’extrême pauvreté et promouvoir une prospérité partagée, le pays a besoin notamment d’un meilleur système éducatif et de développement pour répondre aux besoins du marché du travail.

La proposition ressort du document sur « Le diagnostic systématique pays » de juillet 2018 produit par la Banque mondiale (BM) et rendu public à l’ouverture de la deuxième édition de la semaine de partage de connaissances, le 28 janvier à Brazzaville, sur le thème « L’éducation au service du développement du capital humain ».

Outre le volet éducation, le Congo a aussi besoin de réformer son système de santé pour améliorer son capital humain. Il s’agira pour l’Etat de parvenir à une couverture santé universelle en renforçant la santé maternelle et infantile puis en garantissant l’accès des plus pauvres aux services de santé de base.

Le pays devra impérativement mettre en place un meilleur système de protection sociale dans le but d’améliorer la qualité du capital humain. Cela nécessitera, d’après ce diagnostic, une approche multisectorielle visant à évaluer un système de transferts monétaires susceptible de permettre au plus grand nombre de pauvres de sortir de leur état et d’accroître leur résilience.

« Des transferts monétaires ciblés peuvent être conçus afin de promouvoir les investissements dans le capital humain, en conditionnant les bénéfices à des résultats d’éducation, de santé par exemple », souligne le document.

Présidant les travaux d’ouverture, la ministre du Plan, de la statistique et de l’intégration régionale, Olga Ingrid Eboucka-Babakas, a rappelé que le plan national de développement 2018-2022 confirmait le rôle primordial à accorder à la valorisation du capital humain, afin de construire le soubassement d’un développement durable inclusif.

« À travers cette semaine, l’accent est mis sur un aspect moins connu du partenariat établi entre la BM et ses Etats membres, celui de la recherche des travaux analytiques, de partage des connaissances et de bonnes pratiques, aspect qui prend cependant toute son importance dans la dynamique de réformes tous azimuts qu’entreprend le gouvernement », a-t-elle déclaré.

Pour la représentante résidente de la BM au Congo, Korotoumou Ouattara, les travaux analytiques constituent souvent pour son institution financière le socle des opérations de financement et aident les pays en développement à orienter leurs propres investissements.

Rappelons que la production et le partage de connaissances font partie intégrante de l’identité, de la stratégie et de l’action de la BM pour contribuer à lutter contre l’extrême pauvreté, promouvoir la prospérité partagée et le développement durable dans les pays partenaires.

Cette initiative vise, d’une part, à renforcer le cadre de partenariat stratégique entre le Congo et le groupe de la BM et, d’autre part, à stimuler l’engagement des parties prenantes par la promotion de la recherche et des travaux analytiques sur le pays.

 

Lopelle Mboussa Gassia

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