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Grâce

Mercredi 29 Juillet 2020 - 12:57

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Il ne nous revient évidemment pas de nous prononcer sur le fond du dossier qui a justifié la condamnation du général Jean-Marie Michel Mokoko à vingt années de réclusion par la justice congolaise, mais il nous appartient en revanche de souligner le geste très humain, très fraternel, que le président de la République a fait ces dernières heures en autorisant son évacuation vers l’étranger pour lui permettre de se soigner. Même si ce n’est pas dit officiellement, cette décision prise au sommet de l’Etat résonne en effet comme un acte de grâce qui répond aux demandes de nombreuses personnalités congolaises et qui envoie un signal fort à la société civile dans son ensemble.

Qu’il nous soit permis, à nous qui observons avec attention la scène nationale et qui suivons de près depuis des mois l’évolution de ce dossier éminemment délicat, qu’il nous soit donc permis de dire ou plus exactement d’écrire qu’à quelques mois de l’échéance politique majeure que sera l’élection présidentielle du début de l’année 2021, la libération de l’homme qui fut un candidat malheureux lors du scrutin de 2016 envoie un signal fort : au peuple congolais, d’abord, qui voit que l’Etat porte la plus grande attention à la protection de la vie humaine ; à la communauté internationale, ensuite, qui était submergée depuis des mois par les fausses informations circulant sur les réseaux sociaux et concernant le sort de Jean-Marie Michel Mokoko.

La décision qui a été prise lundi au Palais présidentiel confirme, s’il en était besoin, que les grands scrutins à venir se dérouleront dans le climat apaisé d’une démocratie qui se construit au fil des ans, des décennies, en franchissant un à un, comme tous les régimes fondés sur la liberté individuelle et collective, les obstacles qui se dressent inévitablement sur sa route. Elle s’inscrit dans le processus qui a permis à notre Congo de retrouver son unité au sortir des guerres civiles de la fin du siècle précédent et de résoudre, ces derniers mois, le conflit qui dévastait une partie du département du Pool. Et elle ne peut que faire avancer notre pays dans la bonne direction.

L’Histoire rendra un hommage mérité à ceux et celles qui ont œuvré dans ce sens tout au long des derniers mois. Mais dès à présent nous leur disons ici même que ce geste restera inscrit dans notre mémoire collective.

 

 

Les Dépêches de Brazzaville

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