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Harcèlement

Samedi 29 Septembre 2018 - 18:45

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Que l'Etat s'emploie à récupérer auprès des entreprises petites, moyennes ou grandes les sommes qui lui sont dues à différents titres - taxes, impôts, charges sociales et autres - n'a rien qui puisse surprendre ni, d’ailleurs, choquer. Comment, en effet, parviendrait-il à redresser ses finances et à mettre de l'ordre dans sa propre gouvernance s'il ne dispose pas des moyens sonnants et trébuchants nécessaires pour y parvenir ?

Ce à quoi, malgré tout, les administrations concernées devraient prêter la plus grande attention dans le moment où elles agissent avec force dans ce sens en multipliant les actions visant à récupérer les sommes dues à la collectivité est le règlement des sommes, souvent très importantes que l'Etat doit lui-même aux entreprises sous une forme ou sous une autre. Si elles ne le font pas, en effet, elles provoqueront inévitablement la faillite de nombreux acteurs économiques et aggraveront de ce fait la crise qui frappe notre pays depuis des mois.

Nous qui observons avec attention la scène économique nationale sommes bien placés pour mettre en garde sur ce sujet la puissance publique dans ses différentes composantes. Et pour dire que les alertes lancées tout au long des derniers mois par les chefs d'entreprises et les organisations au sein desquelles ceux-ci se regroupent n'ont pas été entendues. Avec cette conséquence, perceptible dans tous les secteurs de l'économie, que les acteurs se replient sur eux-mêmes pour survivre. D'où l'affaissement de la croissance, la hausse du chômage, l'aggravation de la misère dans les zones les plus touchées par la crise.

Disons-le clairement, il ne sert à rien dans un pareil contexte de harceler ceux et celles qui ont accumulé les retards de paiement tant que les sommes dues par l'Etat à travers ses ministères et ses administrations ne sont toujours pas réglées.

Agir de la sorte, c’est refuser de regarder la vérité en face au risque d'aggraver les tensions économiques et sociales qui déstabilisent le pays.

Alors que se précise la sortie de crise grâce à l’appui de la communauté internationale, ce à quoi devrait veiller la puissance publique est la protection des entreprises dont dépendra pour une large part le rebond à venir.

 

Les Dépêches de Brazzaville

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