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Samedi 4 Mai 2019 - 18:05

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À deux et trois ans de la grande échéance électorale qui sera marquée d'abord par l'élection présidentielle, ensuite par les élections législatives et locales, le débat s'amplifie, au sein des formations politiques, sur les programmes que celles-ci devront présenter aux électeurs si elles veulent conforter leur position sur l'échiquier national.

Ce mouvement est d'autant plus intéressant qu'il se déroule dans le moment très particulier où le Congo, durement frappé par la crise économique et sociale provoquée par l'effondrement des cours du pétrole sur les marchés mondiaux, est sur le point de se relever, donc de reprendre la marche en avant engagée au sortir des guerres civiles de la fin du siècle précédent. Il permet de ne pas discuter seulement de la remise en ordre de la gouvernance et des finances publiques dont dépend pour une large part le soutien de la communauté internationale, mais aussi d'échanger sur les grandes options qui permettront au peuple congolais de tirer un juste profit de la relance en cours.

La perception de l'évolution de la société civile et de la gestion des affaires publiques n'étant pas la même dans la majorité présidentielle, que domine le Parti congolais du travail (PCT),  et dans l'opposition, que conduit l'Union panafricaine pour la démocratie sociale (Upads) grâce à la prééminence que lui a conféré la nouvelle Constitution, il importe au plus haut point d'observer avec attention les idées, les prises de position, les débats qui se multiplient ces temps-ci au sein de la classe politique et dont les universités de la majorité présidentielle  confirment l'importance. Tout indique, en effet, que de ces échanges surgiront, d'abord, des programmes très différents de ceux qui occupaient jusqu'à présent le devant de la scène, ensuite une nouvelle génération d'hommes et de femmes politiques qui brigueront les suffrages des électeurs en 2021 et 2022.

Il est probable, pour ne pas dire certain, que des scrutins à venir surgira en réalité une équation politique très différente de celle que nous connaissons aujourd'hui. Le PCT tout comme l'UPADS et les formations politiques qui les accompagnent l'ont très bien compris. Et c'est ce qui explique la montée en puissance des échanges d'idées, de projets, de desseins personnels et collectifs auxquels nous assistons dans le moment présent.

 

 

Les Dépêches de Brazzaville

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