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Il se pourrait bien …

Mardi 12 Février 2019 - 10:56

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Rien n’est encore joué puisqu’il reste trois mois aux Européens pour choisir celles et ceux qui les représenteront au sein du parlement de Strasbourg mais, l’évidente montée en puissance des formations de droite et d’extrême droite, dans un nombre croissant de pays du Vieux continent, conduit les peuples du monde entier à poser la question suivante : qu’adviendra-t-il si le populisme, c’est-à-dire la tentation du repli sur soi, l’emporte le 26 mai sur l’ouverture vers l’extérieur qui était l’un des marqueurs de la diplomatie européenne ?

Prenons le cas de la France et de l’Allemagne qui seront, demain plus encore qu’aujourd’hui, les leaders de l’Union en raison du Brexit dur que laisse présager l’incapacité de Theresa May à faire entériner par le parlement britannique l’accord de principe conclu avec les autorités de Bruxelles. Si, dans ces deux pays, la droite dure l’emporte sur les grands partis traditionnels, la politique extérieure de l’Union européenne changera de façon radicale. Outre le fait que les frontières se fermeront, comme ce fut trop longtemps le cas, et que le rejet de l’immigration légale ou sauvage se radicalisera avec tous les effets négatifs que cela entraînera inéluctablement, l’on verra certainement l’Europe se replier sur elle-même, oublier le devoir de solidarité avec les nations qu’elle a colonisées dans le passé, ne plus se préoccuper que de son propre destin.

Dans ce contexte pour le moins préoccupant, les pays africains, qui ont depuis  longtemps, très longtemps, tissé des liens forts avec l’Europe, doivent se préparer à une remise en question de leurs relations avec l’Union. Certes, le pire n’est pas certain fort heureusement et la raison peut encore l’emporter sur la déraison mais, l’Histoire nous a appris qu’il faut toujours garder les yeux ouverts afin d’observer les réalités présentes et à venir.

Soyons donc réalistes et prenons en compte le fait que les frontières européennes pourraient dans le proche avenir, sinon se refermer, du moins devenir plus difficiles à franchir. Ayons aussi conscience que le repli sur soi, possible sinon probable, des Européens conduira les autres grandes puissances de la planète à se montrer plus actives sur les continents du Tiers-Monde, l’Afrique en particulier, qui seront demain très riches. Autrement dit qu’une compétition internationale d’un nouveau genre pourrait bien surgir de la prochaine élection européenne.

 

 

Les Dépêches de Brazzaville

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