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Inauguration

Mercredi 16 Septembre 2020 - 17:26

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Dans quelques jours, ou quelques semaines, à la date qui leur conviendra, les dirigeants du Parti congolais du travail-PCT-, procéderont à l’inauguration de ce qui va être le plus imposant siège de leur formation politique à Brazzaville. La bâtisse en verre, située à Mpila, à la jonction des arrondissements de Poto-Poto et Ouenzé, symbolise le fait que le plus vieux parti de l’arène congolaise, âgé de 51 ans, le 31 décembre prochain, a survécu à de nombreuses épreuves. Et qu’il lui en restera encore beaucoup d’autres à surmonter tant la vie des organisations, comme celle des sociétés dans lesquelles elles évoluent, est souvent exposée à des soubresauts.

Si l’on s’en tient aux symboles, peut-être que le PCT choisirait le 31 décembre, jour anniversaire de sa création et aussi de la naissance de Marien Ngouabi, son président-fondateur, pour emménager à Mpila. Mais il peut aussi en disposer autrement, l’essentiel étant qu’il a pu se donner une sorte de quartier général au cœur de la capitale congolaise. En 1991, dans le sillage de la Conférence nationale souveraine, il lui avait été retiré la propriété de l’immeuble qui abrite aujourd’hui l’Ecole nationale d’administration et de magistrature après la disparition de l’ex-Ecole supérieure du parti. Il se console assurément de ce qu’il avait dû prendre, à l’époque, comme un affront.

La future prise de possession de son siège par le PCT aura lieu dans un contexte bien particulier. En effet, mise à part la pandémie de Covid-19 qui a des répercussions sur les activités diverses, il faut noter que dans le courant du premier trimestre de l’année prochaine se tiendra l’élection présidentielle. A la cérémonie d’inauguration en vue, il serait intéressant de scruter la qualité des présences et des intervenants ainsi que le ton des discours qui y seront prononcés. On est à peu près sûr, concernant la prochaine échéance électorale, que la majorité présidentielle se tournera vers le chef de l’Etat pour l’y représenter. Certaines composantes de cette famille politique ont déjà plaidé pour sa candidature, laissant très peu de place au suspense.

On imagine qu’après son installation dans ses bureaux flambant neufs, le PCT engagera à fond la bataille de terrain. Elle consistera à convaincre les Congolaises et les Congolais du bien-fondé du projet que portera le candidat qu’il soutiendra à la cinquième élection présidentielle organisée dans le pays après l’ouverture démocratique du début des années 90. L’opposition n’est pas en reste, certains de ses leaders ayant très tôt annoncé leur intention de briguer la fonction suprême. Les uns et les autres devront cependant éviter de tomber dans le piège de la division. Et, se préparer à un scrutin apaisé.

Les Dépêches de Brazzaville

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