Insécurité alimentaire : la FAO et le PAM inquiets des conditions dramatiques des populations des zones en conflit

Mardi 30 Janvier 2018 - 12:30

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Les deux agences onusiennes ont publié conjointement, le 29 janvier, un rapport  pour attirer l’attention de la communauté internationale sur la question.

 

 Le document souligne que l'insécurité alimentaire dans les pays touchés par des conflits continue à s’intensifier. Pour ce faire, les gouvernants doivent mener une action concertée en apportant une aide alimentaire consequente aux communautés affectées. 

Le texte, adressé au Conseil de sécurité de l'ONU, s’appuie sur les conditions déplorables des habitants de seize pays, à savoir l'Afghanistan; le Burundi; la République centrafricaine; la République démocratique du Congo; la Guinée-Bissau; le Haïti; l'Iraq; le Liban avec les réfugiés syriens; le Liberia; le Mali; la Somalie; le Soudan du Sud; le Soudan; la Syrie; l'Ukraine; le Yémen et la zone transfrontalière du bassin du lac Tchad.

Selon cette expertise, conformément au Cadre intégré de classification de la sécurité alimentaire (IPC), environ un quart de la population est confrontée à des niveaux de famine critiques ou d'urgence conformément au IPC.

Donnant les statistiques de certains pays où plus du quart de la population est confrontée à une situation de faim aiguë, ce rapport précise, par exemple, qu'au Yémen, près de 60% de la population est touchée, soit dix-sept millions de Yéménites. Environ quatre millions de Sud-Soudanais en sont concernés, soit 45% de la population. Six millions de personnes souffrent d'une faim aiguë en Syrie et représentent 33% de la population. Cependant, la même proportion de 33% est notée au Liban où un million de personnes sont confrontées à la faim, en raison notamment du grand nombre de réfugiés syriens. Les autres pays mentionnés dans ce document sont: la Centrafrique avec 26%, soit un million; l'Ukraine avec 26%, soit un million; l'Afghanistan avec 25%, soit sept millions et la Somalie qui 25%, soit trois millions.

Ce document conclut que dans les vingt-six pays, il existe un facteur commun compromettant la sécurité alimentaire, notamment les conflits. «L’intensification des conflits est la principale raison derrière la récente résurgence de la faim dans le monde après plusieurs décennies de déclin. Le nombre de personnes souffrant de la faim dans le monde s'élevait à huit cent-quinze millions en 2016, contre sept cent soixante-dix-sept millions l'année précédente. Et la majorité de ces personnes vivent dans des pays touchés par des conflits », a souligné le rapport.

 

Rock Ngassakys

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