Ituri : une présumée rébellion en gestation

Mercredi 17 Octobre 2018 - 18:54

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D’après le porte-parole des opérations militaires dans la province, les enquêtes sont en cours pour connaître la taille et les revendications de l'attaque en préparattion.

Depuis le dernier trimestre de l'année 2017 et le premier de l'année en cours, plusieurs villages du territoire de Djugu, dans la province de l'Ituri, sont la cible des assaillants non autrement identifiés qui, à chacune de leurs attaques, sèment la désolation et la terreur parmi la population. Ils ont massacré des dizaines de gens à l’arme blanche et à feu, brûlé des maisons d'habitation, etc. Présentement, ces assaillants s’en prennent aux symboles de l’État et aux édifices publics qu’ils détruisent au grand désarroi de la population réduite à l’impuissance.

Plus les jours passent, plus ces fauteurs de trouble ont commencé à se faire découvrir, notamment par le mode opératoire de leurs invasions mais aussi par la nature des armes de guerre qu’ils utilisent. Ce qui fait dire au porte-parole des opérations militaires dans cette partie du pays, le lieutenant Jules Ngongo Tshikudi, qu’il s’agit là vraisemblablement d’une rébellion en gestation qui ne dit pas son nom. Et d’ajouter que des investigations sont en cours pour connaître la taille et les revendications de cette action.

Ce qui est évident, a-t-il indiqué, c’est qu’il s’agit là des éléments résiduels des miliciens de Mukwake dont un grand nombre a été tué à Linga, au cours d’un affrontement avec les Fardc, mais qui seraient actuellement dirigés par un certain Lokana et Songa. « Nous sommes déterminés comme jamais auparavant de commencer à les traquer et ça sera des traques sans précédent que l'Ituri n'a jamais connues pour mettre hors d'état de nuire ces assaillants », a ajouté le lieutenant Jules Ngongo. D’autres versions relayées par des sources locales font savoir que cette présumée rébellion serait composée des Rwandais et des Burundais qui opéreraient en synergie avec des éléments congolais.  « Le souci le plus ardent des forces armées, c'est de traquer et de neutraliser tous ceux qui détiennent des armes et sèment terreur et désolation dans la région », a martelé le porte-parole des opérations militaires en Ituri. Toutefois, au vu du mode opératoire quasi identique des assaillants tant à Djugu en Ituri qu’au Nord-Kivu, précisément à Beni où plusieurs personnes ont été tuées à l’arme blanche ces dernières semaines, les autorités locales n’hésitent plus à établir un lien entre ces deux tableaux, concluant vite à une rébellion et exhortent les jeunes instrumentalisés à se désolidariser d’avec cette dernière.       

 

Alain Diasso

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