Journée nationale de la presse : des jeunes journalistes sensibilisés au respect des règles du métier

Mardi 23 Juillet 2019 - 17:07

Abonnez-vous

  • Augmenter
  • Normal

Current Size: 100%

Version imprimableEnvoyer par courriel

 L'initiative de l’Observatoire de la liberté de la presse en Afrique (Olpa) s’inscrit dans le cadre d’un projet intitulé « Défendre la liberté de presse durant le cycle électoral en RDC », qui bénéficie de l’appui de la Fondation nationale pour la démocratie (NED).

Une trentaine des journalistes de Kinshasa a participé, le 22 juillet, à une journée déontologique organisée par l’Observatoire de la liberté de la presse en Afrique (Olpa). Cette activité rentre dans le cadre des manifestations commémoratives de la Journée nationale de la presse célébrée chaque 22 juillet.

Plusieurs sujets relatifs à la presse ont été abordés lors de cette activité. Au début de la journée, la chargée d’administration et trésorerie au sein de cette organisation, Nancy Zombo, a noté à l’attention des participants que cette journée déontologique s’inscrivait dans le cadre du projet « Défendre la liberté de presse durant le cycle électoral en RDC », qui bénéficie de l’appui de la Fondation nationale pour la démocratie (NED).

Dans la communication faite par Scott Mayemba Bila, chargé des programmes à Journaliste en danger (JED), il a été question du respect de l’éthique et de la déontologie journalistiques pour la consolidation des acquis de l’Etat de droit. Pour ce paneliste, cette journée déontologique est tombée à point nommé, étant donné qu’elle coïncidait avec la célébration de la journée nationale de la presse en RDC. « La presse congolaise est appelée à jouer son rôle de chien de garde de la démocratie, c’est-à-dire d’œuvrer pour la consolidation des acquis de l’Etat de droit », a noté Scott Mayemba.

Se protéger en respectant le Code d’éthique et de déontologie

Les organisations professionnelles de défense de la liberté de presse ont été accusées de n’avoir rien fait pour contenir les dérapages des journalistes pendant cette période. C’est ce qui a donné tout son sens à cette journée déontologique organisée par Olpa à l’intention de jeunes journalistes. Les journalistes, a-t-il été noté, doivent se protéger en respectant le Code d’éthique et de déontologie. « Cela signifie concrètement qu’en observant scrupuleusement les règles éthiques et déontologiques, le journaliste se met à l’abri et est donc moins en danger pour au moins 60 % de risque d’attaques. Et les 40% autres sont constitués des cas d’abus de pouvoir, de la corruption de la justice ou plus généralement aussi de la malchance… Quand le journaliste se trouve au mauvais endroit au mauvais moment », a fait observer l’orateur. A l’en croire, il est vrai que les journalistes ont des droits mais la présence de ces droits ne signifie pas absence du droit. « Beaucoup des journalistes semblent ignorer qu’il y a des limites à la liberté d’expression qui ont été mises en place pour éviter de jeter de l’huile sur le feu », a-t-il conclu.

Les réseaux sociaux ne sont pas une zone de non droit

L’orateur a également déploré que certains journalistes congolais soient devenus des agents de marketing des acteurs politiques. « D’autres se plaisent à publier des fake news. Ils utilisent ces fake news comme une arme pour taper allègrement sur les autres, en racontant n’importe quoi. Les réseaux sociaux ne sont pourtant pas une zone de non droit. Etre libre de s’exprimer ne signifie pas que l’on peut dire tout et n’importe quoi », a-t-il dit.

A l’en croire, contrairement à tous ceux qui publient sur les réseaux sociaux, les journalistes professionnels, ceux qui maîtrisent parfaitement les règles d’arts contenus dans le Code d’éthique et du journaliste congolais, ont pour mission d’éclairer toutes les zones d’ombres en livrant à la population une information objective et vraie. « Un journaliste digne de ce nom, ne doit pas écrire ou rédiger son texte comme s’il parlait à un ami, sans toujours réaliser les éventuelles conséquences que peut entraîner la publication des propos tenus », a-t-il conseillé.

La liberté d’expression n’est pas absolue

Pour Scott Mayemba, elle comporte la liberté d’expression n’est pas absolue car elle comporte également des restrictions. « Il est même important de nuancer ses propos, en faisant preuve de prudence et de modération dans ses écrits et propos diffusés à la télévision ou sur le web. Il s’agit ici de l’identité professionnelle des journalistes », a-t-il insisté, en notant que le journalisme ne devrait pas être considéré comme un engagement au service des hommes et tendances politiques ou des animateurs des institutions politiques, judiciaires, économiques et ou financières.

Notant que la liberté d’opinion du journaliste doit s’exercer dans le respect du droit du public à l’information, l’orateur a indiqué que le métier du journaliste n’est pas de faire plaisir, non plus de faire du tort. « En un mot comme en mille, tous ces devoirs du journaliste dans l’exercice de son métier peuvent être regroupés dans cinq catégories d’obligation, dont l’obligation de vérité ; obligation de responsabilité ; obligation d’indépendance ; obligation de respecter la vie humaine  et l’obligation de solidarité », a indiqué le chargé des programmes à JED, appelant tout journaliste digne de ce nom de se faire le devoir d’observer strictement les principes énoncés dans le Code éthique et déontologique.

Lucien Dianzenza

Légendes et crédits photo : 

Photo: la salle, lors de cette activité/Olpa

Notification: 

Non