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Mercredi 18 Juillet 2018 - 12:18

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L'une des grandes leçons que nous donne la Coupe du monde de football qui vient de s’achever en Russie est que l’Afrique occupe, grâce aux joueurs qui en sont issus, une place privilégiée dans le sport le plus populaire des temps modernes. Certes, aucune des nations qui composent le continent ne s’est qualifiée pour la deuxième phase de ce Mondial mais ce sont bien des Africains qui ont permis aux nations comme la France de se qualifier pour la phase finale.

Alors que notre continent accélère son émergence et se prépare à occuper la première place du monde en raison de sa population qui atteindra les deux milliards d’êtres humains à échéance de quarante ou cinquante ans, la leçon dont il est ici question mérite d’être méditée. Pour les deux raisons suivantes : d’abord parce que le physique et le mental des joueurs issus de notre continent sont parfaitement adaptés au jeu du ballon rond et leur permettent ainsi d’occuper le premier rang de ce sport ; ensuite parce que le seul obstacle que les nations africaines doivent franchir si elles veulent demain occuper elles-mêmes le premier rang des grandes compétitions mondiales est d’ordre matériel, financier pour dire les choses de façon plus précise.

Si, en effet, les joueurs qui propulsent en tête de liste les nations européennes, comme cela s’est produit lors du Mondial 2018, brillent au sein de ces équipes, c’est tout simplement parce qu’ils n’ont pas trouvé dans le pays dont leur famille est issue l’aide multiforme qui leur aurait permis de se former, puis de tirer un juste profit de leurs étonnantes capacités. Contraints, pour s’imposer au sommet du foot planétaire, d’intégrer les très puissants clubs français, britanniques, italiens, belges, espagnols et autres, ils n’ont eu d’autre voie à suivre pour s'affirmer que de tirer un trait au moins provisoire sur leur origine.

Le temps est venu, c’est du moins notre conviction, de faire bouger les cartes sur cette table de jeu planétaire. En faisant prendre conscience aux dirigeants africains des atouts de toute nature que leur procurerait la formation d’équipes nationales capables de s’imposer dans les grandes compétitions. Mais également en convainquant les très puissants sponsors qui financent pour une large part les équipes occidentales de miser désormais sur l’Afrique et la jeunesse africaine.

 

 

Les Dépêches de Brazzaville

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