Lire ou relire: « Chêne de Bambou » de Liss Kihindou

Samedi 21 Avril 2018 - 19:37

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L'oeuvre épistolaire est le premier roman de l'écrivaine congolaise paru en 2013. Une véritable balade permanente entre le Congo et la France.

Impossible de s'aventurier dans une jungle de "Chêne de Bambou" sans se perdre dans la magie de la toponymie choisie par l'auteure. Des personnages comme Dikanda pour symboliser la solidarité, Bolingo pour chanter l'amour familial ou Mokanda pour faire un clin d'œil au genre épistolaire.

Les lieux cités sont réels dans un roman qui présente deux mondes : l'Europe et l'Afrique. Deux mondes mais aussi deux visions différentes de l'homosexualité et de la vieillesse. La vieillesse ? En Afrique, elle rime avec compagnie ou se prête aux accusations de sorcellerie. En Europe, elle est égale à la solitude au milieu d'une abondance environnante (p.48). La découverte de ces mondes différents est la conséquence de l'immigration.

En effet, tout commence par un voyage d'études dans les circonstances extraordinaires. À l'arrivée, tout se résume à l'interrogation socioéconomique. Comme Kocoumbo, l'héroïne Miya doit découvrir les lumières et ténèbres de Paris sans effacer les souvenirs de sa terre natale.

Bref ! "Chêne de Bambou" c'est aussi l'exposé de la littérature qui va de l'inspiration à la maison d'édition en passant par l'écriture. Le caractère aléatoire des œuvres littéraires évoqué, l'auteure n'hésite pas, après de nombreux clins d'œil à d'autres écrivains, de critiquer la star system pratiquée par les maisons d'édition.

 

 

Aubin Banzouzi

Légendes et crédits photo : 

Photo1:Couverture de l'ouvrage

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