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Logique mais …

Samedi 30 Septembre 2017 - 14:27

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Il est logique que les administrations chargées, chez nous, du recouvrement des impôts, des charges sociales et de façon plus générale des sommes que les citoyens ou les entreprises doivent à un titre ou à un autre prennent les dispositions nécessaires pour recouvrer l’argent qui ne rentre pas. Dans un moment comme celui que nous vivons où les caisses de l’Etat sont vides, ou en passe de l’être, un tel comportement n’a rien d’anormal, ni d’aberrant.

Il est, cependant, tout aussi logique que les services publics concernés prennent en considération le fait que ce sont souvent les ministères, les organismes publics, les administrations nationales ou locales qui se trouvent à l’origine des troubles financiers affectant ceux-là même auxquels ils réclament à juste titre les sommes dues. D’où l’appel à la compréhension, à la patience que transmet le présent éditorial.

Nous sommes bien placés, en effet, pour observer à quel point la chute des cours du pétrole sur les marchés mondiaux et la crise financière que cet effondrement a provoquée chez nous rendent difficile, pour de nombreux acteurs économiques mais aussi pour de nombreux citoyens, le paiement des impôts et charges diverses dont chacun est tenu de s’acquitter. Confrontés à des retards de recettes  imprévisibles alors même que leurs dépenses mensuelles ne varient pas, les uns comme les autres se trouvent confrontés à des difficultés qui les empêchent de respecter leurs obligations dans le temps imparti par la législation ou par la règlementation. Et beaucoup sont tentés de mettre, comme on dit, la clef sous la porte, c’est-à-dire de cesser leurs activités en attendant que la croissance nationale reparte.

S’il est un devoir qui s’impose, dans un tel contexte, à la puissance publique c’est bien celui de veiller à ce que la restauration de l’équilibre des finances publiques ne s’accompagne pas d’un effondrement de l’emploi qui résulterait lui-même d’une trop grande rigueur dans la récupération des sommes dues pour une raison ou pour une autre à la puissance publique. Ne serait-il, pas logique, par exemple, de déduire des sommes dues à l’Etat et à ses administrations les sommes que doivent ce même Etat et ces mêmes administrations ? Rien, après tout, ne l’interdit.

 

 

Les Dépêches de Brazzaville

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