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L’opposition toujours …

Lundi 18 Juin 2018 - 13:18

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Nul ne saurait regretter que l’opposition congolaise s’organise enfin dans un ensemble solide, cohérent, structuré, donc crédible. C’est, en effet, ainsi et pas autrement que notre jeune démocratie s’affirmera, sur le plan intérieur et sur le plan extérieur, comme une nation moderne respectueuse des valeurs sur lesquelles repose aujourd’hui, pour une très large part, le progrès des peuples dans toute l’étendue de la planète.

Aussi attendons-nous avec un grand intérêt la sortie officielle de ce regroupement de formations politiques qui est programmée pour le 23 juin et qui sera marquée, promet-on, par la signature d’un mémorandum dont les grandes lignes ont été présentées  mercredi dernier, à Brazzaville, par le secrétaire général de l’Union panafricaine pour la démocratie sociale (Upads), Pascal Tsaty Mabiala, auquel la Constitution de 2015 confère la fonction de chef officiel de l’opposition. Si, en effet, le document annoncé aborde de front les problèmes auxquels nous sommes confrontés dans le moment présent, fixe un programme d’action précis sur le plan politique, énonce des alternatives fiables aux actions engagées par la majorité parlementaire actuelle, le dialogue national changera de façon radicale.

Le double problème que va cependant devoir résoudre l’opposition que nous voyons s’organiser sous nos yeux est, d’une part, l’incroyable multiplicité des formations, groupuscules et associations qui l’entourent, d’autre part, le refus de plusieurs leaders de se soumettre aux règles intérieures qui régissent partout dans le monde les grands partis politiques. Un problème qui ne pourra être résolu que si le secrétaire général de l’Upads se voit reconnaître, au terme de la rencontre annoncée, comme le véritable leader de l’opposition.

Disons une fois encore, au risque de nous répéter indûment, que le Congo et les Congolais ont beaucoup à gagner dans la mise en ordre qui se prépare. Tout simplement parce que c’est d’elle et d’elle seule que naîtra la démocratie apaisée, efficace, responsable à laquelle nous aspirons tous et depuis fort longtemps. Bien au-delà des échéances électorales à venir, notamment de l’élection présidentielle qui se déroulera en 2021, ce qui est en jeu dans cette affaire n’est pas autre chose que la poursuite de la longue marche vers la modernité entreprise par notre nation au lendemain de la Conférence nationale.

 

Les Dépêches de Brazzaville

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