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Mayombe

Samedi 7 Janvier 2017 - 12:46

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Les fêtes de fin d'année étant terminées et la période des voeux pour la nouvelle année s'achevant la vie reprend dès cette semaine son cours normal. Avec la relance du débat politique que ce moment de détente nationale avait quelque peu suspendu, avec la recherche de solutions concrètes aux problèmes que pose l'assèchement des ressources de l'Etat, avec la préparation des grands évènements qui marqueront chez nous les mois à venir, avec la reprise en compte des obstacles que le Congo, notre Congo, devra franchir s'il veut poursuivre dans de bonnes conditions sa marche vers l'émergence.

Mieux vaut ne pas se faire d'illusion et prendre la juste mesure de l'avertissement lancé le 31 décembre par la plus haute autorité de l'Etat, le président Denis Sassou N'Guesso : 2017 sera une année difficile que nous ne parviendrons à franchir  sans dommage que si chacun à sa place, petit ou grand, riche ou pauvre, se comporte en citoyen responsable.

Il est fini le temps du laxisme plus ou moins affiché que générait l'abondance des recettes procurées par la hausse continue des cours du pétrole sur les marchés mondiaux. Confrontés  comme nos frères du Bassin du Congo et du Golfe de Guinée à une crise que personne n'avait vu venir, nous n'avons pas d'autre voie à suivre que celle de l'austérité, de la remise en ordre de nos finances publiques, de la diversification  de nos ressources, de la modernisation de nos administrations et de nos services publics.

Mais nous devons aussi nous convaincre que le temps est révolu où l'Etat pouvait, devait tout faire. Et agir en conséquence de telle façon que l'initiative individuelle sous toutes ses formes soit favorisée, accompagnée, privilégiée. Car c'est désormais le développement du secteur privé, c'est-à-dire des entreprises, de l'artisanat, de l'agriculture, du commerce qui nous permettra de franchir sans encombre le Mayombe économique et social qui se dresse sur notre route. Le temps est venu, pour nous comme pour tous les peuples qui nous entourent, d'assumer nos responsabilités de citoyens au sein de la société.

Pour dire les choses encore plus clairement nous n'avons pas d'autre choix, nous Congolais, que celui de prendre véritablement notre destin en mains.

 

 

Les Dépêches de Brazzaville

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