Opinion

  • Éditorial

Mémoire

Mercredi 1 Novembre 2017 - 14:57

Abonnez-vous

  • Augmenter
  • Normal

Current Size: 100%

Version imprimableEnvoyer par courriel


À la veille d'une Fête de la Toussaint qui conduira chacun de nous, du moins le plus grand nombre, à se recueillir sur la tombe de celles et ceux qui l'ont précédé sur cette terre, il n'est pas inutile de rappeler en quelques mots combien est important, pour une nation comme pour un individu, le devoir de mémoire planétaire. Que serions-nous, en effet, si les années, les siècles, les millénaires même n'avaient pas forgé le monde dans lequel nous vivons aujourd'hui, la société à laquelle nous appartenons, la famille qui nous entoure ?

Dans un moment où l'espace et le temps semblent s'effacer inexorablement en raison des progrès matériels fulgurants que génèrent les nouvelles technologies dans tous les domaines, l'histoire individuelle et collective qui nous a construits semble à beaucoup dépassée, dérisoire, reléguée dans les ténèbres d'époques révolues. Et pourtant, contrairement aux apparences, c'est bien elle qui continue toujours à forger les esprits, à maintenir les liens qui ont permis à l'homme de prendre la place qu'il occupe au sein de la nature, qui sont en quelque sorte le commun dénominateur de l'espèce à laquelle nous appartenons.

Sans remonter le temps au- delà du raisonnable, souvenons-nous donc de ce qui a permis à notre pays, le Congo, de devenir tout au long des dernières décennies ce qu'il est aujourd'hui : la fin de l'ère coloniale, l'accession à l'indépendance, la construction progressive de l'Etat et des institutions, les troubles successifs de notre longue marche vers la démocratie, la guérison des terribles blessures ouvertes par les guerres civiles, la lente et patiente reconstruction de l'unité nationale, la mise en place d'une gouvernance publique mieux adaptée aux exigences de ce temps.  Et prenons simultanément la mesure de ce qu'il reste à accomplir si nous voulons que les générations à venir vivent libres et heureuses.

Lorsque, demain, nous déposerons la gerbe de fleurs traditionnelle là où reposent en paix nos parents, ayons une pensée émue pour toutes celles et tous ceux qui ont voué leur vie à l'édification de la société plus juste, plus humaine même si elle n'est pas parfaite, au sein de laquelle nous vivons désormais. Souvenons-nous aussi que, les jours de chacun étant comptés, le temps viendra où nous rejoindrons les nôtres et tirons-en humblement les conséquences  pour le temps qui nous reste à vivre. 

Les Dépêches de Brazzaville

Edition: 

Édition Quotidienne (DB)

Notification: 

Non

Éditorial : les derniers articles
▶ 24/11/2017 | Partition
▶ 23/11/2017 | La politique toujours !
▶ 22/11/2017 | Certes …
▶ 21/11/2017 | Positiver
▶ 20/11/2017 | Terre d'école
▶ 17/11/2017 | Dette
▶ 16/11/2017 | Africa first
▶ 15/11/2017 | Trop tard ?
▶ 14/11/2017 | Bombe
▶ 13/11/2017 | Exemples