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Moral

Jeudi 4 Octobre 2018 - 12:26

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Rien n’est plus important, dans le moment où la machine économique et financière nationale fortement grippée se remet lentement mais sûrement en marche, que de redonner le moral à la société civile congolaise dans son ensemble. En lui faisant parvenir d’abord de façon continue les informations de toute nature qui confirment la relance qui se dessine, en lui garantissant ensuite que la politique de remise en ordre de la gouvernance publique annoncée par la plus haute autorité de l’Etat sera menée jusqu’à son terme, en lui promettant enfin de différentes façons que les sacrifices individuels et collectifs consentis tout au long de la crise qui s’achève auront pour elle des retombées positives dès que la conjoncture économique le permettra.

Il n’est pas besoin de faire de longues enquêtes pour constater que le moral des Congolais est aujourd’hui en berne. Et que, de ce fait, le pessimisme règne du haut en bas de l’échelle sociale avec tous les effets négatifs que cela a inévitablement sur la consommation des ménages, sur la production industrielle, sur le commerce petit et grand, sur l’investissement dans les différents secteurs de l’économie. Durement frappés par la crise économique provoquée par la chute brutale des cours du pétrole sur les marchés mondiaux, les citoyens comme les entreprises se sont repliés sur eux-mêmes afin de survivre. Leur donner aujourd’hui de sérieuses raisons de croire en un avenir meilleur est la meilleure façon de les mobiliser à nouveau ; exactement comme cela s’est produit au sortir des guerres civiles de la fin du siècle précédent.

S’il est une tâche qui s’impose donc aujourd’hui à tous ceux qui en ont la responsabilité – membres du gouvernement, députés, sénateurs, conseillers départementaux et municipaux, fonctionnaires de toutes catégories –, c’est bien celle de combattre le pessimisme ambiant en expliquant pourquoi et comment les finances nationales se redresseront dans les mois à venir, pourquoi et comment chacun d’entre nous en tirera à court terme des avantages très concrets.

Agir ainsi ne peut qu’accélérer le rebond qui se dessine en redonnant espoir à ceux qui l’ont perdu. Et convaincre ceux qui sont prêts à nous faire confiance, notamment les investisseurs et la communauté financière, que leurs actions contribueront fortement à rendre au Congo sa prospérité perdue.

 

 

Les Dépêches de Brazzaville

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