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Jeudi 19 Octobre 2017 - 12:02

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Alors que se préparait le Sommet des Grands lacs qui se tient aujourd'hui à Brazzaville un déjeuner a réuni lundi, à Paris, en présence du jeune Secrétaire d'Etat français en charge de la Coopération, Jean-Baptiste Lemoyne, les représentants des plus grandes entreprises françaises.

Organisée par le très puissant Conseil français des investisseurs en Afrique (CIAN) cette rencontre, qui avait pour thème "La nouvelle politique africaine de la France", n'a pas apporté de réponse claire sur le sujet. Mais elle a débouché sur les deux constats que voici :

° Premier constat : à très brève échéance le nouveau président français, Emmanuel Macron, confirmera officiellement et sur le sol africain que notre continent est bien perçu comme un enjeu majeur par la plus haute autorité de la République. S'il n'en allait pas ainsi le bras droit du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, n'aurait certainement pas prononcé les phrases suivantes : "L'Afrique est le continent de notre avenir", "L'Afrique est peut-être, certainement même,  le dernier moteur de l'économie mondiale après l'Europe, l'Amérique, l'Asie", "A nous de créer avec elle les conditions du succès". Et surtout il n'aurait pas précisé que « la politique africaine de la France est en cours d'élaboration" au plus haut niveau de l'Etat.

° Deuxième constat : les entreprises françaises n'entendent pas laisser passer la chance que constitue pour elles mais aussi pour leur pays et plus généralement pour l'Europe, l'émergence d'un continent où vivra le quart de l'humanité à échéance d'un demi-siècle et qui détient les plus vastes réserves naturelles de la planète. Commentant la remarque du Secrétaire d'Etat selon laquelle « l'Afrique et l'Europe rassemblent quatre-vingts pays qui assurent 50 % du commerce mondial » leurs représentants présents dans la salle ont souligné  avec force, à voix basse comme à voix haute, leur volonté de participer activement  au développement durable de cette partie du monde. Et tous ont marqué leur volonté d'accroître leur présence sur le continent.

L'avenir dira si les bonnes intentions ainsi affichées se traduiront en actes, mais

tout indique aujourd'hui que les grands acteurs économiques français ont pris la juste mesure de la révolution qui se prépare chez nous et attendent du chef de l'Etat un geste fort qui marquera la volonté de la France de l'accompagner.

Les Dépêches de Brazzaville

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