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Nations désunies !

Jeudi 4 Octobre 2018 - 20:35

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Alors que l'Assemblée générale des Nations unies vient de s'achever, le moins que l'on puisse dire est qu'elle ne restera certainement pas dans les annales de la planète comme un moment remarquable, voire même tout simplement comme un évènement digne d'être conservé dans ses archives mondiales. Non seulement, en effet, elle n'a pas abordé réellement de front les problèmes essentiels auxquels la planète se trouve aujourd'hui confrontée, à commencer bien sûr par le dérèglement climatique qui menace la survie de notre planète, mais encore elle a vu les présidents de deux plus grandes puissances du temps présent, la Chine et la Russie, la bouder de façon ostensible et donc provocatrice.

Il est clair, au sortir de la réunion annuelle des Etats des cinq continents, que l'ONU a fait, comme on dit, son temps. Certes elle siège toujours dans le magnifique building  en verre édifié sur les bords de l'East River, à New York, mais elle devient au fil du temps ce que le général de Gaulle avait dénoncé en son temps, à savoir un "machin" déconnecté de la réalité qui s'avère incapable de traiter les problèmes de ce temps et surtout de concilier les vues opposées des puissants de la Terre. Pour dire les choses de façon encore plus brutale, elle ne reflète plus les rapports de force de ce début de millénaire avec toutes les conséquences négatives que cela entraîne.

Conclusion provisoire de ce qui précède : le temps est venu de réformer les Nations unies et tout particulièrement son Conseil de sécurité qui est censé prévenir ou gérer les crises en préparation ou en cours dans différentes régions de la planète. Si elle ne le fait pas rapidement et ne modifie pas fondamentalement sa gouvernance interne, l’on peut être certain qu’elle volera tôt ou tard en éclats et que de nombreux pays s’en retireront avec le sentiment d’avoir été dupés pendant des décennies.

Toute la question est de savoir si les hommes et les femmes qui dirigent les différentes institutions de l’ONU prendront conscience tant qu’il en est temps du danger que leur passivité génère inexorablement. Mais également des conséquences dramatiques que leur refus de regarder la vérité en face aura inexorablement dans les années à venir.

 

 

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