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Nature

Mercredi 13 Février 2019 - 10:42

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Si Abdel Fattah Al-Sissi traduit rapidement en actes concrets les engagements pris lors du sommet qui vient de s’achever à Addis-Abeba, le continent sur lequel nous vivons pourrait bien écrire une nouvelle page de son Histoire. Une page marquée par les deux projets phares que le président de l’Egypte, porté par ses pairs à la tête de l’Union africaine, a inscrits en tête de ses priorités : la création d’une zone de libre-échange continentale qui boosterait l’économie des cinquante-quatre pays que compte le continent et la coordination de la protection de la nature qui contribuerait de façon décisive à la lutte contre le dérèglement climatique dont dépend le sort de notre espèce.

Imaginons un instant les effets de toute nature que la création d’un Marché commun africain engendrerait à brève, très brève échéance. Abaissant les frontières, souvent artificielles, qui furent élevées entre les peuples tout au long des siècles précédents, elle ferait du continent le plus vaste et le plus riche ensemble commercial de la planète ; cela au moment même où la croissance démographique s’accélère avec, à échéance d’un demi-siècle, une communauté africaine qui comptera plus de deux milliards d’êtres humains. Les grandes nations comme la Chine, les Etats-Unis, l’Europe, la Russie ayant su effacer au fil du temps les barrières internes qui les divisaient, le grand dessein énoncé par Abdel Fattah Al-Sissi n’a rien d’utopique. Il suffit pour le concrétiser que l’Union africaine tout entière en fasse l’une de ses priorités.

Tout aussi essentielle et réaliste, en dépit des apparences, est l’autre grand projet esquissé par le nouveau président de l’Union africaine lors de son discours d’investiture : la protection de la nature et la lutte contre le dérèglement climatique. Enoncés par un homme d’Etat dont le pays est traversé par l’un des plus grands fleuves de la planète, le Nil, et qui sait par expérience le rôle décisif que joue l’eau tout autant que l’air dans la vie des hommes, ces principes ont de fortes chances de déboucher sur des actes qui eux-mêmes contribueront décisivement à la survie de notre espèce. Dans un tel contexte, il est évident que le Fonds bleu pour le Bassin du Congo qui a vu le jour à Oyo, il y a deux ans, peut et doit être inscrit en bonne, très bonne place, dans le programme que vient de dessiner Abdel Fattah Al-Sissi. A nous de le faire valoir sans plus attendre.

 

 

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