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N’Gol’Odoua

Lundi 13 Mars 2017 - 16:45

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Revenons sur le moment, exceptionnel à tous égards, que nous avons vécu à Oyo la semaine dernière en marge de la signature du Mémorandum sur le Fonds Bleu pour le Bassin du Congo et de l’inauguration  de l’hôpital général Edith Lucie Bongo Ondimba, lorsque Denis Sassou N’Guesso coupa le ruban du Musée kiebe-kiebe de N’Gol’Odoua.

Situé en plein cœur de la forêt, à quelques centaines de mètres du puissant fleuve Alima et tout près de la résidence où le président reçoit ses parents, ses amis, ses invités, cette institution privée donne en effet une bonne, une excellente idée de ce qui se passera dans les prochaines années sur toute l’étendue du Congo. Avec, en parallèle de la longue marche de notre pays vers l’émergence économique et sociale, une mise en valeur systématique des trésors historiques et artistiques qui, jusqu’à présent, dormaient dans les profondeurs du terroir.

Si nous retraçons dans le présent numéro des Dépêches de Brazzaville les faits qui marquèrent, le 9 mars, l’ouverture de ce premier musée c’est d’abord et avant tout pour souligner la volonté de la plus haute autorité du Congo de lier le passé, le présent et le futur tout comme ont su le faire les Grecs, les Egyptiens, les Chinois, les Français et autres grands peuples. Faire en sorte que la marche vers le progrès matériel se fasse dans le respect de  l’Histoire et des traditions est perçu, au plus haut niveau de l’Etat, comme un impératif d’autant plus fort que l’évolution de la société congolaise est très rapide.

Le Musée de N’Gol’Odoua est, certes, une institution privée qui ne fait pas partie de la sphère publique et ne relève pas de l’autorité de l’Etat, mais son ouverture envoie un signal fort, très fort, à la nation tout entière. Tout indique que ce signal, ce message seront perçus, entendus par ceux auxquels ils s’adressent, à commencer par nous-mêmes qui allons devoir faire de notre Musée-galerie des Manguiers, déjà très fréquenté à Brazzaville, l’un des lieux de rencontres, de débats les plus courus du Bassin du Congo.

N’oublions pas que l’accélération continue du progrès matériel qui marque notre époque n’a et n’aura de sens que s’il s’accompagne de la préservation des legs du passé.

 

Les Dépêches de Brazzaville

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