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Vendredi 22 Novembre 2019 - 11:09

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Plus les jours passent, plus les tensions sociales se renforcent sur les cinq continents. De Hong-Kong à La Paz ou Mexico en passant par Téhéran, Alger, Barcelone, Johannesburg, Londres, Beyrouth, Paris et autres grandes cités, les manifestations se multiplient sur toute l’étendue de la planète qui réunissent jeunes et moins jeunes, actifs et retraités, hommes et femmes pour réclamer une amélioration de leur sort personnel et collectif. Si bien que nous assistons à une sorte de révolte planétaire aux contours encore flous dont il est difficile de dire aujourd’hui ce qu’il sortira demain, mais qui pose d’ores et déja un problème global qu’il faudra résoudre rapidement d’une façon ou d’une autre.

 Si nous évoquons ici cette question, c’est que tôt ou tard, les pays comme le nôtre se trouveront confrontés eux aussi à de semblables tensions et que, par conséquent, ils doivent anticiper sans plus attendre les effets du mouvement planétaire qui se dessine. Le monde très ouvert dans lequel nous vivons aujourd’hui et au sein duquel les réseaux sociaux occupent une place croissante imposera, en effet, aux Etats et aux gouvernements de se montrer beaucoup plus vigilants, beaucoup plus attentifs, beaucoup plus à l’écoute qu’ils ne l’ont été jusqu’à présent. Si, du moins, ils veulent éviter des crises à répétition dont l’ampleur dépassera celle des révolutions passées et qui risquent de leur coûter très, très cher.

D’où cette idée qui fait son chemin un peu partout dans le monde, selon laquelle les nations modernes doivent se doter d’observatoires sociaux qui leur permettront d’anticiper les tensions de toute nature qui ne peuvent que se multiplier dans le proche avenir. Des observatoires qui ne se contenteront pas de compiler de façon technocratique les chiffres, les statistiques, les données diverses que rassemblent les administrations, les institutions publiques, les associations privées, mais qui se pencheront sur les dures réalités de la vie de tous les jours et dont les conclusions permettront de définir des politiques sociales mieux adaptées au nouveau monde dans lequel nous pénétrons.

S’il est, chez nous au Congo, une conclusion sur laquelle devrait déboucher le dialogue national en préparation, c’est bien celle-là, du moins le croyons-nous.

 

 

Les Dépêches de Brazzaville

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