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Opposition

Mardi 4 Août 2020 - 18:07

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Que l’opposition fasse mieux entendre sa voix à quelques mois de l’échéance électorale qui marquera l’année 2021, à savoir l’élection présidentielle, n’a rien qui puisse surprendre, ni choquer même si parfois les propos tenus publiquement sont, comme on dit, carrés pour ne pas dire brutaux. Rien, en effet, n’est plus important, dans le temps très particulier où nous vivons, que de voir le débat politique s’animer, les futurs candidats se positionner sur le devant de la scène, les formations politiques qui les soutiennent afficher leurs soutiens populaires.

 

Ceci étant dit, écrit, il nous revient aussi d’ajouter que le débat entre la majorité et les partis d’opposition doit demeurer serein et que, par conséquent, les hommes ou les femmes qui occuperont le terrain des mois durant doivent veiller à ce que la double campagne électorale à venir – présidentielle et législative – ne dérape pas comme l’espèrent et s’y emploient déjà en sous-main les tenants du radicalisme partisan. Surfer sur les tensions sanitaires, économiques, financières, sociales que l’effondrement brutal des cours de l’« or noir » sur les marchés mondiaux a provoqué ces dernières années et que la pandémie de Covid-19 a amplifié fortement ces derniers mois va probablement devenir très vite une tentation forte pour certains.

 

Pour dire, écrire les choses de façon encore plus claire le Congo, notre Congo, n’a pas besoin qu’une crise politique vienne se surajouter à la double crise qu’il subit et qui lui coûte déjà très cher. Ce dont nous avons besoin, nous simples citoyens, c’est bien d’un débat calme, global, ouvert, démocratique, c’est-à-dire fondé sur des idées précises, des projets concrets, des échanges sereins dont sortira une vision claire des dispositions à prendre pour sortir de la double ornière dans laquelle nous nous trouvons aujourd’hui enfermés bien malgré nous.

 

S’il revient, certes, aux autorités nationales et locales de veiller à ce que ces règles soient respectées, mais aussi d’envoyer des signaux de paix et de concorde à la société civile, il incombe simultanément à tous les candidats, qu’ils soient membres de la majorité ou de l’opposition, de prouver clairement qu’ils veilleront à ce que la paix interne soit maintenue tout au long des deux campagnes à venir. Ainsi le veut le système démocratique dans lequel nous vivons, ainsi l’exige la crise économique et sanitaire que nous subissons aujourd’hui.

 

 

Les Dépêches de Brazzaville

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