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Optimisme

Jeudi 6 Septembre 2018 - 20:59

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La cause est entendue ; non seulement la Chine ne desserrera pas les liens étroits qu'elle a noués avec le Congo ces dernières décennies, mais encore elle les resserrera dans les mois à venir. Telle est la conclusion que l'on peut tirer de la visite d'Etat que Denis Sassou N'Guesso a effectuée dans ce pays au lendemain de la septième Conférence Chine-Afrique qui s'est tenue à Beijing lundi et mardi.

Une visite d'Etat qui a débuté avec la signature de quatre accords de longue durée dont les effets sur notre économie s'annoncent importants et qui seront très certainement accompagnés par un processus de règlement des dettes accumulées ces dernières années par notre pays dont la conclusion fera elle-même sauter le dernier obstacle élevé sur la voie d'un accord avec le Fonds monétaire international. La Chine détenant près du tiers de la dette publique congolaise, une telle entente ne peut avoir comme résultat que de relancer à court terme notre économie, de redonner confiance à nos autres partenaires, d'attirer à nouveau vers nous les investisseurs du monde entier.

Si l'on ajoute à ce qui précède que la confirmation des liens privilégiés existant entre les deux Etat coïncide, d'une part, avec le rétablissement à un niveau raisonnable des prix du pétrole sur les marchés mondiaux - autour de 75 à 80 dollars US le baril - et, d'autre part, avec la hausse significative de la production nationale d'hydrocarbures grâce à la mise en exploitation de  nouveaux gisements, on peut considérer sans grand risque de se tromper que nous allons rapidement sortir de la crise présente. Un diagnostic que tous les observateurs de la scène congolaise sont en train de poser et qui se traduira à brève échéance par la restauration de la confiance internationale à notre égard.

Ce que nous devons tous comprendre dans un semblable contexte, c'est que si la relance économique et financière résultant de la combinaison de ces différents facteurs se précise rapidement comme tout le laisse aujourd'hui penser et si, dans le même temps, la remise en ordre de notre gouvernance publique s'accélère comme le veut la plus haute autorité de l'Etat, le Congo connaîtra des jours heureux. Et même, sans doute, les plus heureux de son Histoire.

A nous tous maintenant d'agir dans le bon sens pour accélérer ce mouvement !

 

Les Dépêches de Brazzaville

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