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Par delà ...

Samedi 3 Février 2018 - 17:18

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Oui, par delà le sort de nos frères et soeurs qui vivent de l'autre côté du fleuve, ce qui se joue en République démocratique du Congo (RDC) nous concerne très directement. Outre le fait qu'un grand nombre de familles sont installées sur les deux rives et entretiennent donc toujours des relations étroites, l'incertitude qui ne cesse de grandir à Kinshasa sur l'organisation et le déroulement des prochaines élections fait peser sur l'ensemble du Bassin du Congo une menace diffuse que nul ne peut, que nul ne saurait ignorer.

Ceci est d'autant plus vrai qu'aux tensions politiques opposant la majorité à l'opposition se surajoute, de façon progressive mais très nette, un affrontement qui ne dit pas son nom mais qui est bien réel entre les religions présentes sur le sol congolais. Catholiques, adventistes, musulmans, animistes font entendre des voix discordantes sur la scène politique, à tel point que l'on en vient à se demander si, tout comme cela se passe dans  d'autres pays du continent, la RDC ne s'enfonce pas désormais dans un conflit que rien ne pourra plus arrêter s'il vient à dégénérer.

Mieux vaut ne pas se voiler la face : ce qui est arrrivé en Centrafrique et qui a plongé le pays dans le chaos peut se produire à tout instant en RDC, avec des conséquences infiniment plus graves étant donné l'immensité du pays et la densité de sa population. D'où la nécessité de tirer tant qu'il en est temps la sonnette d'alarme et, surtout, d'explorer les voies qui permettront de prévenir les massacres en gestation.

Trouver une issue à la crise politique qui apaiserait les tensions religieuses est certainement aujourd'hui la tâche à laquelle chacun d'entre nous, à la place qu'il occupe dans la société et avec les moyens dont il dispose, doit consacrer son énergie, toute son énergie :  en prenant, d'abord, la juste mesure du drame qui se prépare ; en mobilisant, ensuite, les forces qui peuvent agir en faveur de la paix ; en amenant, enfin, la société civile à faire entendre sa voix partout où elle peut être entendue.

N'en doutons pas: il y a urgence, extrême urgence  !      

 

 

 

Les Dépêches de Brazzaville

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