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Jeudi 20 Avril 2017 - 19:49

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Au-delà des résultats positifs ou négatifs que les partis de la majorité comme de l'opposition obtiendront à l'issue des deux tours des prochaines élections législatives, l'enjeu majeur de ce scrutin sera la participation ou la non- participation des électeurs. Autrement dit leur présence ou leur absence dans les isoloirs des bureaux de vote lorsque les dates de ce grand scrutin seront connues.

De deux choses l'une en effet : ou bien le taux d'abstention sera faible et la légitimité des élus sera grande, ou bien le taux de participation sera inférieur à la moyenne du nombre de votants et leur crédibilité apparaitra faible. Certes le régime démocratique dans lequel nous vivons ne pose pas cette règle et confère le pouvoir à celui ou celle qui l'emporte sur ses concurrents quel que soit le taux d'abstention du corps électoral, mais cela n'empêche nullement que la représentativité des élus serait fortement réduite si, par malheur, le nombre des votants s'avérait faible.

De ce qui précède ressort la certitude que tout doit être mis en œuvre  aujourd'hui, alors que se prépare le scrutin, pour convaincre les électrices et les électeurs d'exercer leur droit civique lorsque l'heure aura sonné de se rendre dans les bureaux de vote. Vraie pour les pouvoirs publics qui doivent veiller à ce que la mécanique électorale soit parfaitement réglée et que tous les moyens matériels - urnes, listes électorales, bulletins de vote, registres, etc. - soient disponibles partout, sur toute l'étendue du territoire national, cette règle l'est plus encore pour les acteurs politiques - partis, formations, associations, clubs et autres - qui, de leur côté, doivent s'employer à convaincre les citoyens de voter.

Alors que le Congo, notre Congo, doit résoudre les problèmes complexes générés par la chute brutale de ses ressources publiques et procéder à des réformes profondes de sa gouvernance publique rien ne serait plus mauvais qu'une abstention massive des électeurs lors des prochains scrutins. La meilleure manière d'éviter un tel désastre étant de faire prendre aux citoyens la mesure de l'enjeu, c'est par l'information et la communication sous toutes leurs formes que l'on peut, que l'on doit, prévenir un tel évènement. Les élections législatives étant prévues pour le mois de juillet, il reste en vérité fort peu de temps pour agir dans le bon sens.

 

Les Dépêches de Brazzaville

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