Petit écran : Benjamin Kahitare dans la sixième saison du parlement du rire

Jeudi 15 Novembre 2018 - 17:25

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En octobre dernier, Le Courrier de Kinshasa rencontrait l’humoriste lushois en transit dans la capitale vers Abidjan pour le tournage de la nouvelle série d’épisodes. Programmé pour quatre passages en deux jours, il sera vu sur le petit écran dans de nouvelles créations, des délires sur les chômeurs.

 

Extrait du passage de Benjamin Kahitare au premier tournage du Parlement du rire« Les chômeurs, personne ne pense à eux ! », explique d’entrée de jeu Benjamin Kahitare, en parlant des prochaines prestations à voir sur le petit écran dans un rire narquois. Et de poursuivre sur la même lancée : « Je vais essayer de me mettre dans la peau d’un chômeur, ce sera l’une des seules fois où l’on peut penser à eux . Dans un autre sketch, je parle de la femme dans une approche un tout petit peu politique, en général dans la politique africaine ».

Il y en a un deuxième qui aborde la question du chômage intitulé " L’homme qui répare les chômeurs". Au sujet de celui-ci, dit-il dans un grand rire : « C’est inspiré du prix Nobel de la provocation », ajoutant, tout en riant : « L’idée c’est qu’il y a beaucoup de choses à réparer. J’apprécie bien le prix Nobel du Dr Mukwege, je pense que cela a été un déclic. La raison pour laquelle ce prix Nobel a été décerné est censée nous faire réfléchir en ce sens qu’il y a beaucoup de choses à réparer au Congo ».

Aussi l’humoriste s’est-il lancé à cœur joie dans une série de réflexions assez délirantes. « Pourquoi ne parlerait-on pas de l’homme qui répare l’emploi, l’homme qui répare le tribalisme, etc., des choses à réparer, il y en a tellement ! Cela veut dire qu’il y a encore d’autres engagements à prendre. Le Congo a besoin de ces hommes qui réparent », a-t-il renchéri.

Ravi de participer pour la seconde fois au parlement du rire, Benjamin Kahitare s’est souvenu avec bonheur du privilège d’avoir pris part à son premier tournage. « J’ai été invité à la première édition avec Roch Bodo et les Tuma Haut », a-t-il dit, affirmant avoir eu du plaisir à être sur ce « très grand plateau de l’humour sur la scène africaine ». Et de confier, admiratif  : « Il faut avouer que c’est une référence de l’humour africain, il a poussé très loin le niveau de l’humour du continent ». Pour l’humoriste lushois, « lorsque l’on y est, cela veut dire que l’on est quelque part très bon dans ce que l’on fait ». Il a estimé : « Se trouver à y représenter le pays c’est plus de responsabilité, le sens de l’engagement qui grandit, plus de conscience que ce que l’on fait peut nous mener loin ». Benjamin se réjouit encore plus, dit-il, d’avoir fait tout de suite bonne impression aux grosses pointures du continent à ses débuts. « J’ai toujours été en très bonnes relations avec les organisateurs depuis le Festival du rire de Lubumbashi où ils m’ont vu "naître", j’ai grandi dans ce que je fais, je n’arrête pas d’avoir des repères, notamment Mamane et Gohou », a-t-il témoigné avec une once de fierté.   L’humoriste lushois Benjamin Kahitare

Et, pour ce qui est du succès de ses compatriotes au Parlement du rire car, il faut le dire, il ne se passe pas une saison sans que l’on y retrouve un humoriste du Congo-Kinshasa, Benjamin l’explique simplement. « Le parlement du rire est une plate-forme africaine, cela n’a rien à avoir avec la Côte d’Ivoire mais en plus, chez nous, il y a des artistes qui font des progrès autant que moi j’en ai fait dans cette décennie. Ils ont emmené l’humour très, très loin », a-t-il déclaré, précisant, sur son propre compte : « Je suis d’ailleurs fier de faire partie de ceux-là qui défendent valablement les couleurs de la RDC, l’humour congolais sur le plan international. Du moins, sur la scène africaine jusque-là. Une certitude, il y a des bosseurs, des gens qui travaillent et qui sont considérés pour cela ». Il a confié en sus : « Il faut avouer qu’à chaque prestation où apparaît un humoriste congolais à présent, tous les regards sont posés sur lui car les gens s’attendent à quelque chose de bien, parce que nous savons nous démarquer. Nous faisons un travail intéressant ».   

 

Nioni Masela

Légendes et crédits photo : 

Photo1 : Extrait du passage de Benjamin Kahitare au premier tournage du parlement du rire Photo2 : L’humoriste lushois, Benjamin Kahitare

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