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Peuples

Lundi 18 Novembre 2019 - 10:48

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Les manifestations de rue que les télévisions du monde commentent à longueur de journée ces derniers temps permettent-elles de comprendre le rapport des populations aux formes de gouvernance actuelle ? Bien malin qui saurait répondre à cette question. Elles renseignent pourtant sur l’immensité des défis que les gouvernants doivent relever pour s’adapter aux évolutions des sociétés qu’ils dirigent.

Hong-Kong, Paris, La Catalogne, Londres, La Paz, Caracas, Alger, Bagdad, Beyrouth, Addis-Abeba, la liste est incomplète pour évoquer les éruptions sociales qui s’enchaînent et observer qu’elles n’épargnent aucun continent. Même si à chaque montée de tensions correspond le type de requêtes, que des activistes violents récupèrent souvent ces rassemblements pour semer le chaos, il devient urgent, y compris pour les pays en relative quiétude, de ne pas se contenter d’un présent tranquille qui peut s’avérer trompeur.

C’est pour cela que concernant notre pays, le Congo, l’exercice des questions orales avec débat, auquel se livrent le gouvernement et les deux chambres du parlement, l’Assemblée nationale et le Sénat, vaut tout son pesant d’or. Il ne permet sans doute pas de résoudre tous les problèmes tels qu’ils se posent par ces temps de crise, mais aide à comprendre les dispositions que prend l’exécutif pour y faire face. Devant la demande sociale toujours grandissante, les représentants du peuple au parlement ne doivent pas manquer l’occasion de s’informer davantage auprès de ceux dont la tache régalienne est de répondre de leur gestion.

Le moindre moment qui peut servir à éclairer une question sur laquelle le commun des Congolais veut une réponse doit être saisie pour dissiper les malentendus. Notre société s’affranchirait en effet des rumeurs amplifiées par les réseaux sociaux et se porterait mieux dans une quête permanente de dédramatisation de la vie publique où connaître le fonctionnement des institutions et le travail de ceux qui l’animent ferait partie de l’ADN national. Les peuples sont exigeants, parfois à l’excès, cela va sans dire. Est-ce peut être lié au besoin qu’ils expriment d’être informés en toutes circonstances de ce qui les attend.

Les Dépêches de Brazzaville

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