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Vendredi 16 Mars 2018 - 10:51

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Lentement mais sûrement, la situation redevient normale dans cette partie du pays qu’un recours à la violence aussi imprévisible qu’incompréhensible a déstabilisée ces deux dernières années. Et, de ce fait, la vie reprend progressivement son cours dans les zones où sévissaient jusqu’à présent les « ninjas nsiloulous » du pasteur Ntoumi. Avec comme conséquence immédiate le fait que cette région, stratégique puisque commandant la liaison terrestre entre Brazzaville et Pointe-Noire, va très vite redevenir un pôle vers lequel afflueront les acteurs économiques.

D’aucuns diront qu’énoncer un tel jugement alors que les problèmes générés par la violence sont encore loin d’être résolus n’est guère raisonnable. Mais le processus qui se déroule sous nos yeux et qui découle directement du dialogue ayant réuni, le 3 octobre dernier à Brazzaville, le président de la République, les sages et les notables du Pool est suffisamment avancé aujourd’hui pour que l’on se projette résolument dans l’avenir sans attendre que soient franchis tous les obstacles élevés sur la voie de la paix.

Si l’on veut, en effet, que les jeunes embrigadés dans les milices renoncent définitivement à la violence, il ne suffit pas de les convaincre de sortir des forêts où ils se cachent, puis de déposer les armes ; il faut aussi et surtout leur donner les moyens d’apprendre, de se former afin qu’ils puissent exercer des activités utiles tout à la fois pour eux-mêmes et pour la société dans laquelle ils vivent. Alors effectivement, ils consacreront leur temps, leur énergie à fonder une famille comme l’ont fait leurs parents et trouveront leur juste place au sein de la communauté humaine qui leur a donné naissance.

L’erreur que nous ne devons surtout pas commettre dans le moment présent serait de croire que seule l’action publique permettra au département du Pool de retrouver la paix. S’il est vrai que les actions engagées par les autorités de la République à la demande du chef de l’Etat constituent la base de ce processus, il l’est tout autant que la société civile doit elle-même mobiliser ses forces, toutes ses forces afin de garantir la réintégration en son sein des jeunes qui se sont laissés séduire un temps par l’usage de la force.

 

Les Dépêches de Brazzaville

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