Portrait : Me Kiss Moukala, entre les arts martiaux et la littérature

Vendredi 21 Septembre 2018 - 19:16

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« Le judo, le Karaté, le Jiu-jitsu et la littérature sont tous des arts », a indiqué le budoka multidisciplinaire, auteur d’un recueil de poèmes qui le met à califourchon entre les arts martiaux et l’écriture.

À l’âge de 15 ans, Me Kiss Moukala se lance dans la boxe à Inter club (Pointe-Noire). Dans les années 1980, à la plage de l’océan Atlantique, les Coréens pratiquaient le full-contact.  Et comme si la boxe ne lui suffisait pas, Me Kiss Moukala les rejoint dans la pratique de cet art martial avant de se lancer dans le judo. Ses performances dans cette discipline lui ont ouvert les portes de l’équipe régionale (Kouilou) puis nationale en tant que Diable rouge. En 1996, Me Kiss Moukala rencontre l’un des grands techniciens multidisciplinaires, Me Marius Diagne, qui l’a exhorté à pratiquer le karaté. « Au karaté, je me suis focalisé plus sur le shiaï, le kumité, donc la compétition », a-t-il précisé.

Au dojo de son nouveau maître, Kiss Moukala découvre le jiu-jitsu avant son départ pour les Jeux mondiaux militaires au Brésil. A son retour, avec certains amis budokas, ils créent l’Union congolaise de jiu-jitsu qui a donné naissance à la Fédération congolaise de jiu-jitsu et self défense. « Les conditions dans lesquelles cette fédération a été mise en place n’avaient rien à avoir avec la discipline et l’éthique que nous enseignent les arts martiaux. J’avais donc décidé de me retirer », a indiqué Me Kiss Moukala. Blanchard Oba avait donc pris la présidence de cette fédération avant d’être destitué et remplacé par Bériche Djoubé. Ce dernier a fini par nommé Me Kiss Moukala président de la commission des hauts gradés. « Même dans l’ombre, je continue à faire avancer la cause du jiu-jitsu », a indiqué le promu.

L’écriture

La littérature est un art auquel Me Kiss Moukala s’est intéressé par la suite. Il a publié, en 2016, un recueil de poèmes "Le poète et les chansons sans son", aux éditions L’Harmattan-Congo. Cependant le budoka a un nom d’écriture, Ouranos Arès Kiss. L’auteur évoque, dans cet ouvrage, toutes les dimensions de la vie humaine à travers quatre-vingt-trois poèmes. Il recherche par sa plume une stabilité sociétale minimisant les risques d’interférences avec les esprits malveillants.

« J’écrivais depuis longtemps mais j’ai attendu beaucoup d’années pour publier mes manuscrits », a révélé Ouranos Arès Kiss qui va sortir un autre ouvrage dans un avenir proche. Son souhait est que les pouvoirs publics réunissent davantage de conditions pour que les écrivains ne connaissent pas trop de difficultés à publier leurs manuscrits.

 

Rominique Makaya

Légendes et crédits photo : 

Photo : Kiss Moukala en kimono brandissant son ouvrage

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