Opinion

  • Éditorial

Poto-Poto

Samedi 6 Octobre 2018 - 19:18

Abonnez-vous

  • Augmenter
  • Normal

Current Size: 100%

Version imprimableEnvoyer par courriel


Des différentes institutions qui projettent du Congo l'image d'un pays où l'art occupe une place privilégiée, l'Ecole de peinture de Poto-Poto, située en plein cœur de notre capitale, est certainement la plus prestigieuse, la plus réputée, la plus enviée. Formant depuis près de soixante-dix ans des peintres comme Marcel Gotène qui, ensuite, trouvent leur place au soleil de l'art mondial, elle joue un rôle essentiel dans la renommée artistique de notre pays. Et c'est pourquoi de nombreux, très nombreux pays nous envient d'avoir su la protéger contre vents et marées.

Le problème, hélas !, auquel l'école est aujourd'hui incapable de faire face par manque de moyens, est celui de l'entretien du magnifique atelier que lui a légué son fondateur Pierre Lods, de l'achat des toiles et des couleurs sans lesquels elle ne saurait fonctionner, de l'acquisition des matériels informatiques qui lui permettraient d'accroître sa renommée en faisant mieux connaître ses activités sur les cinq continents. Ne recevant aucune aide des pouvoirs publics alors même qu'elle constitue un véritable joyau pour la nation congolaise, elle est menacée purement et simplement d'asphyxie.

C'est très précisément la raison pour laquelle nous avons répondu à l'appel à l'aide qui nous était lancé par elle, afin d’acquérir en France les tubes de couleur sans lesquels ses artistes ne pourraient plus créer. Et c'est aussi pourquoi nous rendons compte aujourd’hui à nos lecteurs de leur remise, vendredi, aux responsables de l'Ecole ainsi que des propos édifiants que ceux-ci ont tenus à cette occasion. Non pas pour nous mettre en avant et nous envoyer des fleurs mais pour sensibiliser l'opinion publique au drame qui se prépare dans l'indifférence générale, puisque si rien n'est fait pour aider l'école dans le moment difficile qu'elle traverse, c'est son existence même qui se trouvera menacée.

Vous qui lisez ces quelques lignes et qui avez les moyens d'aider les peintres de l'Ecole de peinture de Poto-Poto, mobilisez-vous sans attendre afin qu'ils puissent franchir les obstacles matériels qui s'élèvent sur leur route. En agissant ainsi, vous contribuerez de façon décisive à la survie d'une des institutions que le monde entier nous envie, parce qu'elle symbolise l'art moderne et parce qu'elle contribue aussi au maintien des traditions héritées  des siècles antérieurs.

 

Les Dépêches de Brazzaville

Edition: 

Édition Quotidienne (DB)

Notification: 

Non

Éditorial : les derniers articles
▶ 13/12/2018 | Réconciliation
▶ 13/12/2018 | Cadeaux
▶ 13/12/2018 | Dix jours
▶ 12/12/2018 | Routes
▶ 11/12/2018 | Intégration
▶ 9/12/2018 | Hygiène
▶ 7/12/2018 | Moeurs
▶ 7/12/2018 | Liste
▶ 6/12/2018 | Implication
▶ 5/12/2018 | Survie