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Mercredi 20 Juin 2018 - 19:39

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Même si une telle idée semblera folle à certains d'entre nous étant donnée la hauteur des obstacles à franchir pour repartir du bon pied sur la voie de l'émergence, le Congo, notre Congo, ne doit pas dévier d'un pouce dans la réalisation des grands travaux d'infrastructure qu'il a engagés au lendemain des guerres civiles de la fin du siècle dernier. A échéance de quelques années, en effet,  c'est l'achèvement de ce programme qui fera de lui l'un des pays les plus dynamiques de l'Afrique en général, de l'Afrique centrale en particulier.

Qu'il s'agisse des centres de santé et des hôpitaux, des écoles et des universités, des routes et des autoroutes, des voies de chemin de fer, des lignes électriques à haute et moyenne tension, de la fibre optique, des ports, des gares et des aéroports, des centres administratifs, la liste est longue mais très précise des travaux qui doivent être achevés si nous voulons que la modernité ne soit pas un slogan mais une réalité bien tangible dont chacun de nous profitera à la place modeste ou éminente qu'il occupe dans la société.

Si nous évoquons ici cette question, c'est parce que la tentation est forte aujourd'hui, au sein de l'opinion publique, de rejeter sur le programme des grands travaux la responsabilité des problèmes financiers que nous devons résoudre. Une tentation qui conduit même certains, et non des moindres, à prôner publiquement l'arrêt ou la suspension pure et simple de ce programme alors même que celui-ci n'est pas achevé.

Poursuivre l'équipement de notre pays dans tous les domaines alors qu'il doit mettre de l'ordre dans sa gouvernance interne et réduire drastiquement ses finances publiques afin de restaurer l'équilibre exigé à juste titre par le Fonds monétaire international n'est pas mettre en péril l'économie nationale, mais au contraire garantir que le redressement de celle-ci profitera à chacun d'entre nous, où qu'il vive sur le territoire national.

Il suffit pour s'en convaincre de parcourir aujourd'hui ce même territoire et de voir comment les zones les plus éloignées des grandes cités sont sorties de leur isolement et s’emploient maintenant à développer leurs activités dans tous les domaines.

 

Les Dépêches de Brazzaville

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