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Premières dames

Mardi 14 Juillet 2020 - 18:34

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Que la première dame du Congo, Antoinette Sassou N’Guesso, affirme avec force et publiquement sa volonté d’agir à l’échelle du continent pour soutenir le combat que mènent les femmes dans tous les pays du monde afin d’obtenir l’égalité des sexes, d’acquérir l’autonomie économique, de combattre les violences qui leur sont faites trop souvent n’a rien de surprenant. Nos lecteurs le savent mieux que quiconque puisque nous rendons compte systématiquement des initiatives qu’elle prend depuis des années dans ces différents domaines.

Mais le fait qu’elle ait accordé ces derniers jours, en sa qualité de présidente de l’Organisation des premières dames d’Afrique pour le développement (Opdad), une interview à la revue Women Sports Africa dont paraît ces jours-ci le premier numéro, qui sera diffusé dans les vingt-six pays francophones du continent et qui souligne l’importance du sport dans le double mouvement de libération de la femme et de respect de l’égalité des sexes, mérite une attention particulière. C’est pourquoi nous avons choisi de publier dans son intégralité cette interview qui, à coup sûr, aura des effets très positifs.

L’actualité mondiale est là, en effet, pour démontrer que le sport occupe une place de plus en plus grande dans les activités humaines, qu’il est aussi l’un des secteurs dans lesquels la femme et l’homme affirment le mieux leur personnalité et leur talent, qu’il est  de plus en plus un domaine où se forge l’éducation de la personne humaine. Une réalité du temps présent qu’Antoinette Sassou N’Guesso décrit ainsi en réponse à l’une des questions qui lui est posée : « Concernant le sport je suis convaincue que c’est un facteur d’épanouissement de l’être humain, de tolérance, de partage. L’exemplarité induite par la carrière des sportifs et des sportives ne peut, de mon point de vue, que contribuer à renforcer la mixité et, in fine, aboutir à une éventuelle égalité formelle des sexes ».

Il est clair, évident, rassurant que l’engagement des premières dames du continent en faveur des femmes africaines ne peut avoir que des effets très positifs. Surtout s’il s’étend rapidement à tous les domaines de l’activité humaine, le sport en particulier qui fut longtemps considéré comme une sorte de réserve masculine. Remercions donc la première dame du Congo de le dire au nom de ses homologues avec autant de force que de simplicité et de sérénité.

 

 

Les Dépêches de Brazzaville

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