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Priorités

Lundi 7 Août 2017 - 16:03

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Imaginons - sans en avoir bien sûr la moindre preuve - que le gouvernement actuel soit remanié, ou même carrément changé pour tenir compte des mouvements qui se sont produits au sein de la classe politique à la faveur des élections législatives et locales : quelles pourraient être alors les priorités assignées à la nouvelle équipe dans le cadre du programme de « rupture » lancé il y a deux ans par le président de la République ? Sans descendre dans le détail il nous semble évident que trois d’entre elles figureraient en tête de liste :

° Première priorité : la mise en ordre des finances de l’Etat rendue nécessaire, au-delà de la bonne gouvernance, par la réduction brutale des ressources provoquée par l’effondrement temporaire des cours du pétrole et du gaz sur les marchés mondiaux. Une mise en ordre qui passerait par la réduction des dépenses publiques, la lutte contre la corruption et les détournements de fonds, la renégociation des dettes extérieures, l’amélioration des recettes fiscales.

° Deuxième priorité : l’accélération de l’émergence du secteur privé comme moteur principal de la croissance économique. Une accélération qui se traduirait pour les entreprises, petites et grandes, par un accès plus facile au crédit bancaire, par une simplification des procédures administratives, par une limitation des charges sociales et fiscales, mais aussi et surtout par un développement du commerce interne qui boosterait les ventes et donc la production.

° Troisième priorité : l’amélioration de l’emploi et donc la réduction du chômage qui menace les nouvelles générations et qui constitue, de ce fait une véritable bombe à retardement pour le Congo. Un double objectif d’autant plus facile à atteindre que notre pays dispose aujourd’hui de toutes les grandes infrastructures nécessaires pour produire, récolter, transporter, échanger, bref se doter d’un appareil économique moderne.

Si, dans le même temps, les autorités congolaises s’employaient à convaincre les autres pays de l’immense et très riche Bassin du Congo de construire une communauté économique digne de ce nom, toutes les conditions seraient réunies pour que les difficultés auxquelles nous sommes présentement confrontées soient surmontées. Le jeu en vaut donc la chandelle, comme on dit !

 

 

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