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Mardi 6 Mars 2018 - 20:31

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Qu’une partie de l’opposition appelle de ses vœux un nouveau « dialogue national » centré sur les questions économiques et sociales n’a rien qui puisse surprendre. Cela lui permettrait, en effet, de faire entendre de façon audible la voix de l’un ou l’autre des acteurs qui se sont opposés à la modernisation de nos institutions, qui n’ont pas réussi à modifier les rapports de force sur la scène politique à la faveur des élections législatives et locales, qui n’ont plus qu’une influence très limitée sur l’opinion publique, mais qui peuvent avoir des idées et des propositions utiles dans le cadre des réformes de la gouvernance en cours.

Le problème, car bien sûr il y en a un, est qu’un tel dialogue ne saurait se dérouler dans le cadre esquissé plus ou moins clairement le 3 mars par le « Collectif de l’opposition ».  Ou bien, en effet, il rassemble les seules formations politiques et ne peut dès lors se tenir que dans le cadre du Parlement, c’est-à-dire au sein des deux chambres qui rassemblent les élus de la majorité et de l’opposition ; ou bien il réunit, dans un cadre à déterminer, la société civile dans son ensemble – partis, syndicats, associations diverses – et la classe politique n’y a par définition qu’une place limitée.

Rappelons à ceux qui l’ont oublié, ou qui seraient tentés de l’oublier car ils n’en tirent aucun bénéfice personnel, que la Constitution de la Nouvelle République adoptée par référendum en 2016 confère à la principale formation politique de l’opposition un statut officiel qui n’a rien de théorique. Si donc un débat doit s’engager au sein du Parlement c’est l’UPADS, qui détient le plus grand nombre de sièges de l’opposition à l’Assemblée et au Sénat, qui doit le conduire et non le « Collectif de l’opposition ». Mais cette règle ne plait pas à ses concurrents qui tentent de contourner l’obstacle en prônant le recours au Dialogue national.

S’il est vrai, comme nous l’avons écrit ici même à plusieurs reprises, qu’une concertation nationale réunissant les grands acteurs de la société civile contribuerait utilement à la mise en œuvre du programme de « rupture » voulu par la plus haute autorité de la République il l’est tout autant qu’un tel dialogue ne saurait se résumer aux seuls partis politiques. Simple question de bon sens, n’est-il pas vrai ?

 

 

 

Les Dépêches de Brazzaville

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