Protection des personnes vulnérables: l'ONG Azur développement mène un plaidoyer au profit des femmes et enfants victimes de violence

Mardi 22 Janvier 2019 - 17:00

Abonnez-vous

  • Augmenter
  • Normal

Current Size: 100%

Version imprimableEnvoyer par courriel

Dans le cadre de la mise en œuvre du projet «Prévention et réponse aux violences faites aux femmes et aux filles » qui bénéficie de l’appui de l’ambassade des Etats- Unis d’Amérique au Congo,  l’association a organisé, le 19 janvier à la Cour d'appel de Pointe-Noire, un atelier qui a réuni les magistrats, les organismes de la société civile et les victimes de violence. 

La rencontre a permis aux participants de suivre des communications sur différents thèmes. C'est ainsi qu'Emelyne Nkosso, animatrice principale du guichet unique d'assistance aux victimes de violences, a exposé sur « L’appui aux victimes de violence et la présentation des données et difficultés rencontrées par le guichet unique d’assistance aux femmes et enfants victimes de violence ». Pour sa part, le colonel Célestin Ngafoula, chef de bureau meurtre et prestataire au guichet unique, a délivré une communication sur « Le rôle de la police et l’appui aux victimes de violence ». Le subtitut général à la Cour d'appel de Pointe-Noire, Clément Mankita, a quant à lui parlé de « La prise en charge judiciaire des victimes de violence : responsabilité du magistrat ».

Les trois exposés ont été suivis des débats qui ont permis d'aplanir les nombreuses zones d’ombre constatées et rapprocher ainsi la justice du justiciable afin de mener des actions de plaidoyer à l’endroit des magistrats, de la police et de la gendarmerie pour la protection judiciaire des femmes et des enfants victimes.

Pour le guichet unique d’assistance aux femmes et enfants victimes de violence, dont le travail au quotidien consiste à donner confiance en la justice à ces victimes et à leurs parents en les accompagnant dans les commissariats de police, postes de gendarmerie  et tribunaux, ce cadre d’échange établi va permettre une meilleure collaboration. Les magistrats jouant un rôle important dans la protection des femmes et enfants victimes de violence, il est donc primordial qu’ils soient informés de l’ampleur du phénomène de ces violences, des difficultés rencontrées par les guichets uniques d’assistance à ces personnes et qu’ils contribuent à lutter contre l’impunité des auteurs et à accompagner les victimes de violence dans leur reconstruction.

Une constance s’est dégagée à l’issue des débats : la lenteur des procédures judiciaires, le désintérêt des victimes en leur justice, le manque de garantie pouvant leur éviter des représailles et la vulnérabilité de certaines victimes  à pouvoir saisir les tribunaux compétents…

Pour les magistrats, les victimes  doivent avoir confiance en leur justice en dénonçant toujours les suspects ou leurs bourreaux, en déposant des plaintes et en suivant régulièrement les dossiers jusqu’à leur aboutissement. Etayés de plusieurs exemples illustratifs, les magistrats ont exhorté les victimes à ne jamais céder au découragement ou à la lassitude car, la justice finit toujours par sanctionner les actes délictueux. La loi est là et s’applique à tout le monde, ont-ils dit.

Une série de recommandations visant la protection des femmes et enfants victimes de violence a été faite par les participants à la fin des échanges.

Hervé Brice Mampouya

Légendes et crédits photo : 

La photo de famille des participants à l'atelier / Adiac

Notification: 

Non