Opinion

  • Éditorial

Rappel

Dimanche 16 Août 2020 - 15:35

Abonnez-vous

  • Augmenter
  • Normal

Current Size: 100%

Version imprimableEnvoyer par courriel


Le gouvernement réuni en conseil des ministres, mardi 11 août, a adopté, entre autres projets, celui portant statut général des militaires et gendarmes. Corps de métier assez particulier pour le rôle qu’ils sont appelés à jouer en matière de sécurité et de défense, ce texte les concernant est en quelque sorte un rappel sur les droits et devoirs des hommes en uniforme.

En plus des innovations qu’il apporte, ce projet de loi reprécise une disposition qui l’a toujours été concernant le rapport du militaire à la politique : tant qu’il est sous les drapeaux, le militaire n’a pas le droit de solliciter un mandat public par voie d’élection. Les précédentes lois, en vigueur sans doute toujours, stipulent que s’il le souhaite, le soldat doit pouvoir demander une mise en disponibilité.

Ce qui est dit dans le compte rendu du conseil des ministres n’a certainement pas un lien direct avec le débat en cours actuellement dans le pays sur le vote par anticipation des militaires, gendarmes et policiers, entendu la Force publique. Quand bien même la loi électorale en question a été adoptée par le Parlement, les acteurs politiques vont certainement continuer à débattre de son bien-fondé d’autant que cela est leur champ d’activités.

Il reste que des propos entendus lors des premiers échanges entre les parties, un grave soupçon pèse sur l’institution Force publique. On voudrait la garder hors de la compétition politique et à la fois l’y impliquer par la façon de la percevoir. Quand on considère par avance qu’elle est constituée d’hommes et de femmes qui pensent la même chose, on remet au jour le genre d’analyses développées il y a quelques décennies au Congo par les mêmes acteurs quand ils invoquaient la nécessité d’en équilibrer les effectifs.

N’ayant certainement pas réussi à l’époque à l’embrigader politiquement, ces acteurs contournèrent la Force publique pour ensuite livrer la nation aux milices issues de leurs associations partisanes. Pour le résultat que l’on connaît. Gageons que du haut de leurs titres et responsabilités, les chefs politiques s’efforceront de dédramatiser les questions d’intérêt général qui méritent d’être examinées en toute sérénité.

Les Dépêches de Brazzaville

Edition: 

Édition Quotidienne (DB)

Notification: 

Non

Éditorial : les derniers articles
▶ 25/9/2020 | Braves !
▶ 24/9/2020 | Nations désunies
▶ 23/9/2020 | Médias, élections
▶ 22/9/2020 | Entretien
▶ 21/9/2020 | Gare !
▶ 19/9/2020 | Secteur public
▶ 18/9/2020 | Audace !
▶ 17/9/2020 | Union
▶ 16/9/2020 | Inauguration
▶ 15/9/2020 | Mise en ordre