Recherches scientifiques : la fondation L’Oréal lance sa dixième édition

Jeudi 7 Février 2019 - 20:34

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En séjour de travail à Brazzaville, la directrice générale de la fondation, Alexandra Palt, a organisé, le 7 février, une rencontre avec les femmes scientifiques pour présenter son programme de bourse, « L’Oréal-Unesco For Women In Science » et susciter plus de candidatures congolaises.

Parlant du programme de bourse en Afrique subsaharienne, Alexandra Palt a expliqué qu'au total vingt bourses seront décernées cette année dans cette  zone  pour le niveau doctorat et post-doctorat, avec des montants allant de dix mille à quinze mille euros. Ce sont des bourses de la fondation L’Oréal, en partenariat avec l’Unesco.

Pour prétendre postuler, les candidates se doivent de remplir quelques critères d’éligibilité: être originaire d’un pays d’Afrique subsaharienne ; travailler dans un laboratoire de recherche où être inscrite dans une école doctorale appuyée par des disciplines suivantes : sciences formelles ; sciences de la vie et de l’environnement ; sciences de la matière ; sciences de l’ingénieur et technologiques.

« La bourse est extrêmement sélective. Mais nous souhaitons avoir également des candidates de l’Afrique centrale, notamment celles du Congo pour susciter plus de vocation et plus d’opportunité pour ces femmes », a expliqué la directrice générale de la fondation L’Oréal, Alexandra Palt.

Dans son exposé appuyé d’un film, elle a démontré que le plafond de verre perdure car, la contribution des femmes manque : 28% dans le monde. En Afrique, le pourcentage est de 30% de femmes dans les sciences et au Congo, moins de 10%.

À l’heure où les femmes s’affirment, il est encore des secteurs où elles ne trouvent pas leur place. La présidente générale de la fondation L’Oréal s’est inquiétée de la sous-représentation des chercheuses.

« Nous estimons que soutenir la place des femmes dans la recherche, c’est combattre pour l’égalité. C’est aussi se donner toutes les chances d’une innovation scientifique bénéfique à tous car, la sous-représentation des femmes dans les équipes scientifiques impacte la qualité de la recherche ».

La présidente de la Fondation congolaise pour la recherche médicale, Francine Ntoumi, a, pour sa part, souligné qu’il était important de partager cette initiative avec les congolaises de Brazzaville et celles de la République démocratique du Congo (RDC).

« On se plaint souvent de ne pas avoir le soutien du gouvernement, de chercher où trouver l’argent. Il y a très peu d’initiatives qui soutiennent les femmes qui s’engagent dans les sciences. Aujourd’hui, un bailleur de fonds vient expliquer ce qu’il a pour les femmes qui veulent, ou qui sont déjà engagées dans les sciences », a-t-elle dit.

Céline Pole Sikulisimwa, originaire de la RDC et professeure à l’université de Kinshasa, a également salué l’initiative. « Cette présentation est très importante parce que c’est elle-même la directrice qui a effectué le déplacement de Brazzaville pour venir échanger avec les femmes chercheuses. Cette présentation nous permet de se préparer. Nous aurons la chance que L’Oréal, après cette présentation, puisse augmenter à l’avenir le nombre de bourses », a-t-elle souhaité.

La fondation L’Oréal œuvre depuis vingt ans aux côtés de l’Unesco pour faire croître la part des femmes dans la recherche scientifique en promouvant, au travers de son programme For Women In Science, des femmes scientifiques d’excellence.

Yvette Reine Nzaba

Légendes et crédits photo : 

-Alexandra Palt échangeant avec les chercheuses/ Adiac -Alexandra Palt et Francine Ntoumi devant les chercheuses / Adiac

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