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Mercredi 9 Août 2017 - 14:20

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S'il est vrai, comme viennent de le préciser les experts des Nations unies dans un rapport qui fait grand bruit sur les rives de l'East River, à New York (1), qu'en l'an 2100 quarante pour cent de l'humanité sera africaine, le regard que porte sur notre continent la plupart des observateurs de la scène mondiale, en Occident tout particulièrement, va changer de façon radicale. Toujours imprégnés, même s'ils s'en défendent, d'une vision coloniale de l'Afrique et des Africains les journalistes, mais aussi nombre de diplomates  ne voient, ne relèvent, ne relaient en effet, heure après heure, jour après jour, que les évènements négatifs affectant cette partie du monde sans voir, ni comprendre qu'ils assistent à l'un des mouvements les plus puissants que l'espèce humaine ait jamais connu dans sa longue Histoire. Mais cela ne pourra plus durer.

Soit dit en passant et pour compléter ce qui précède un quart de l'humanité sera africain dès 2050, autrement dit dès demain. Une réalité quasiment immédiate qui obligera  les Etats et les institutions de la communauté internationale à se préoccuper plus et mieux qu'ils ne le font d'un monde en pleine émergence qui, certes, connait de nombreuses crises mais qui deviendra à brève échéance le plus grand marché de la planète. Un monde où se joue aussi, mieux vaut ne pas l'oublier, la bataille clé pour la préservation de la nature dont dépend au final le destin de la Terre sur laquelle nous vivons.

Le temps est venu, indiscutablement, de donner à l'Afrique la place qui lui revient de droit dans la gouvernance mondiale, mais que personne jusqu'à présent ne lui a reconnue. Alors seulement les vraies réalités du temps présent comme des temps à venir seront prises en compte. Alors et alors seulement le regard misérabiliste que portent sur elle la plupart des observateurs, spécialement dans les pays riches, changera.

Disons-le ici une fois de plus : la balle est dans le camp des dirigeants africains. S'ils la jouent vite et bien ils gagneront sans aucun doute la partie, avec tous les avantages immédiats et lointains que cela comporte.     

 

(1) Département des affaires économiques et sociales (DESA), Organisation des Nations unies: "Perspectives de la population mondiale, la révision de 2017". Rapport rendu public à New York le 21 juin 2017.

Les Dépêches de Brazzaville

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