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Lundi 9 Octobre 2017 - 10:00

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"Passer le relais aux nouvelles générations telle est la mission qui vous est impartie et que vous devez mener à bien", a rappelé Denis Sassou N'Guesso vendredi aux enseignants qui s'étaient réunis pour l'écouter dans la salle de conférence du tout nouveau complexe Révolution-Gampo Olilou. Prononcé devant une salle comble au terme de la traditionnelle cérémonie de coupure du ruban qui venait de rassembler les plus hauts responsables des institutions de la République ce message a sonné aussi comme un avertissement adressé à celles et ceux qui ont en charge la formation, l'éducation des jeunes.

Très symbolique du rôle dévolu aux professeurs et aux instituteurs dans l'adaptation de la société congolaise aux réalités du temps présent le complexe de Ouenzé l'est en effet à deux titres :

° Construit sur les décombres des écoles détruites le 4 mars 2012 par l'explosion criminelle qui ravagea ce quartier populaire, dans la partie nord de Brazzaville, le nouvel ensemble témoigne d'une volonté d'aller en avant d'autant plus forte qu'elle s'affirme dans un moment difficile où les finances publiques sont en chute libre. Tout comme le complexe universitaire de Kintelé il confirme que la formation des hommes se trouve bien au coeur de l'action gouvernementale et, de ce fait, il lance un message d'espoir à toute la société.

° Deuxième symbole des progrès à venir sur le plan éducatif : le complexe de Ouenze est conçu pour accueillir des milliers d'élèves dans un cadre adapté qui leur permettra de se former et donc de trouver leur place au sein de la société civile dès qu'ils auront obtenu leur diplôme, ou poursuivre leurs études dans le cadre universitaire.  Dotée de toutes les installations, y compris sportives, nécessaires pour permettre à chacun de se former dans les meilleures conditions la nouvelle institution deviendra à coup sûr un lieu d'excellence.

Dans un semblable contexte l'appel à la responsabilité personnelle et collective des enseignants que le chef de l'Etat a lancé en fin de semaine dernière mérite plus qu'un simple commentaire. Il doit servir de base à la réflexion qui elle-même permettra au Congo de demain d'être plus humain, plus performant, plus ouvert sur le monde qu'il ne l'est aujourd'hui. 

Les Dépêches de Brazzaville

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