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Remise en ordre

Mardi 6 Février 2018 - 19:20

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Ce qui se passe chez les deux puissantes sociétés nationales que sont la SNE et la SNDE confirme que le moment de la "rupture" est effectivement venu.  Remettant à plat la gouvernance de ces lourdes entités qui jouent par définition un rôle clé dans la vie de chaque citoyen, cette remise en ordre ne peut, si elle est conduite jusqu'à son terme, qu’améliorer grandement les services essentiels qu'elles ont pour mission d'apporter aux Congolais.

Mais au-delà de l'eau et de l'électricité, ce qui se joue sous nos yeux est, de façon plus large, la modernisation de l'ensemble des services publics dont dépend pour une large part la vie quotidienne de chacun d'entre nous. Inscrite en bonne place par le chef de l'Etat dans le programme sur lequel il a été réélu, il y a près de deux ans, la réforme de cette partie de l'économie nationale est, de toute évidence, l’un des principaux moteurs des changements qui marqueront le présent quinquennat d'un sceau indélébile.

Ce dont témoignent les initiatives prises par le gouvernement à l'égard de la SNE et de la SNDE, c'est que l'on passe désormais du discours à l'action, autrement dit des bonnes intentions aux réformes de fond. C'est aussi que, sans doute très rapidement, d'autres secteurs de la gouvernance publique seront amenés à se réformer, notamment dans les secteurs éminemment stratégiques que sont l'éducation et la santé.

Il n’est jamais facile de secouer, pour le dynamiser et non pour le déstabiliser, le secteur très stratégique des services publics sur lesquels reposent pour une large part toutes les démocraties. Mais l’expérience prouve qu’à intervalles réguliers, les gouvernants doivent agir afin de combattre l’endormissement qu’engendre inévitablement la pesanteur de ces puissantes machines. Et c’est bien le but que vise chez nous la remise en question du statut de la SNE et de la SNDE.

Il est clair que si la puissance publique parvient à réformer les administrations et les entreprises placées sous son autorité directe, la société congolaise en tirera plus vite qu’on ne le croit de grands bénéfices. Dans le temps difficile que nous vivons cela ne peut, en effet, que redonner confiance à ceux qui doutent de la volonté de rupture affichée par la plus haute autorité de l’Etat.

 

 

Les Dépêches de Brazzaville

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