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Respect

Vendredi 10 Janvier 2014 - 0:05

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Il est bien évident qu’aucune démocratie, dans aucun pays, sur aucun continent, n’est sans défaut. Imaginée par les hommes et donc imparfaite par nature, cette forme de gouvernance ne manque ni d’approximations, ni de failles que les sociétés modernes s’emploient à corriger au fur et à mesure que le temps passe. Et c’est très bien ainsi, comme le prouvent les progrès accomplis sur les cinq continents depuis que les philosophes de la lointaine Europe imaginèrent il y a près de trois siècles d’institutionnaliser ce système fondé sur le dialogue, la tolérance, l’équilibre des pouvoirs, le respect de l’autre.

Instaurée chez nous au terme d’une Conférence nationale houleuse et passionnée, mais aussitôt dégradée et foulée aux pieds par ceux qui avaient reçu mission de la mettre en pratique, notre démocratie est née véritablement au lendemain de la terrible guerre civile qui suivit. Elle est en quelque sorte le fruit de la souffrance collective et de la volonté tout aussi collective de sortir de l’ornière dans laquelle nous avait plongés le refus de quelques-uns d’instaurer le gouvernement de l’homme par l’homme qui l’inspire.

Alors qu’en ce début d’année un débat s’instaure, sinon dans la société civile du moins dans la classe politique congolaise, sur les réformes qu’il convient ou non d’apporter au texte constitutionnel régissant notre pays, il n’est pas inutile de rappeler aux acteurs de cette nouvelle et décisive avancée que la principale vertu de la démocratie demeure le dialogue. Rappeler également, en insistant sur cet aspect de la question, qu’un tel dialogue n’est et ne sera possible dans les mois à venir que si ses grands acteurs se respectent les uns les autres.

Sans aller, comme le font déjà certains, jusqu’à imaginer la tenue d’états généraux de la nation qui réuniraient les élus du peuple, les dirigeants politiques, les universitaires et les penseurs, les forces traditionnelles, bref tout ce que le Congo compte d’hommes et de femmes chargés de responsabilités collectives, il convient dès à présent d’en appeler à la responsabilité de chacun dans la conduite de cette évolution nécessaire. Celle-ci ne portera, en effet, les fruits attendus par la collectivité nationale que si ses différents acteurs se respectent les uns les autres. Utopie, dira-t-on. Non, simple bon sens !

Les Dépêches de Brazzaville

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