Opinion

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Resserrement

Dimanche 22 Septembre 2019 - 12:24

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On l'a vu, le remaniement technique, le 17 septembre, de l'équipe gouvernementale consécutif au renvoi de la ministre de la Promotion de la femme et de l'intégration de la femme au développement, Inès Nefer Bertille  Ingani, n'a pas donné lieu à l'entrée d'une nouvelle personnalité au sein de l'exécutif. Chanceuse,  si on peut parler ainsi, celle qui s'occupait jusque-là de la Santé et de la population a vu ses attributions être augmentées en importance, puisque Jacqueline Lydia Mikolo est désormais ministre de la Santé, de la population, de la promotion de la femme et de l'intégration de la femme au développement. A nouvelles charges, nouveaux défis. 

Il est pourtant possible de s'essayer à lire le message envoyé par les plus hautes autorités nationales, le président de la République, chef de l'Etat, et son Premier ministre, chef du gouvernement, au vu de la décision qu'ils viennent de prendre. Comme cela s'est passé, les délais d'attente ont été très brefs entre l'éclatement de ce que l'on pourrait appeler l'affaire de l'audio et la mise à l'écart de la personne qui a été la plus en vue dans cette communication abondamment commentée. Mais l'enseignement qu'il convient d'en tirer ne tient pas que de cette sanction cinglante, il convoque aussi deux petites observations plus ou moins évidentes.

La première est qu'il n'a peut-être pas été utile, en ce moment, de faire appel à une nouvelle figure féminine ou masculine pour occuper le poste laissé vacant. Pourquoi ? On peut penser sans avoir la prétention de l'affirmer que l'on se rapprocherait certainement d'un renouvellement plus significatif du gouvernement Mouamba 2. A quoi bon, si tel était le cas, de nommer un nouveau ministre dont le temps d'acclimatation pourrait s'avérer insignifiant ? Il vaut mieux donc attendre un peu.

La seconde est que telles qu'elles sont libellées, en fonction des circonstances et des besoins du pays, les dénominations des ministères peuvent bien être repensées, resserrées, recentrées, pour faire quelque chose de moins éparpillé, de plus convenable, de plus adapté à la situation actuelle du pays qui répond à la mise en œuvre du programme de facilité élargie de crédit conclu avec le Fonds monétaire international; l'Etat congolais s'attelant autant que faire se peut à rationaliser ses dépenses. Enfin, il ne faut pas oublier de le mentionner, le président de la République seul et son Premier ministre détiennent les clés de la suite à donner à ces simples supputations de journalistes. 

Les Dépêches de Brazzaville

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